VIDEO. Amis des chats, ne regardez pas cet extrait de "Complément d'enquête" à Kangaroo Island

COMPLÉMENT D'ENQUÊTE/FRANCE 2

Dans cet extrait de "Complément d'enquête" à Kangaroo Island, un trappeur d'un genre particulier se vante de faire "du bon boulot" : Barry Green a déjà massacré 1 441 chats. L'Australie a déclaré la guerre à ces félins, et l'île de Kangaroo veut aller encore plus loin…

Le 4 octobre, Journée mondiale des animaux, direction Kangaroo Island avec "Complément d'enquête". L'île des kangourous est devenue un enfer pour les chats. Le gouvernement australien les considère comme un fléau qu'il s'est juré d'éradiquer : d'ici à 2020, il veut la peau de 2 millions de chats errants. Kangaroo Island veut aller plus loin encore, et se débarrasser de tous les chats d'ici à 2030. Y compris les chats de compagnie.

Dans cet extrait, voici Barry Green, le plus chevronné des chasseurs de chats. Rigoureusement bénévole, presque un retraité qui rend service à sa communauté… Ce jour-là, un malheureux quadrupède à fourrure s'est fait piéger par le trappeur. Celui-ci va le peser avant de l'ajouter à son carnet de chasse. Comment se sent-il ? "Comme quelqu'un qui a fait du bon boulot. Je l'ai fait tellement de fois que je ne ressens plus rien."

Peaux variées et créativité débordante

Barry en est à son 1 441e chat. Vous êtes horrifié ? Attendez d'entrer chez lui. Son intérieur est tapissé de fourrures – rousses, brunes, tigrées... Clouée à une porte, celle de son plus gros trophée (7,3 kilos), et ailleurs, les peaux d'une famille entière, une chatte avec ses chatons. Avec cette boîte-chat pour papier toilette, Barry a aussi donné libre cours à sa créativité…

Le trappeur de chats a l'art de la mise en scène macabre. Derrière un rideau de tissu imprimé (avec des chats), un panneau entier de petites mâchoires félines tenant des plumes. "C'est mon œuvre d'art et mon manifeste", déclare l'homme, qui se présente comme un défenseur des oiseaux et de la nature.

Une célébrité locale

Avant de prendre sa retraite, il travaillait dans un abattoir. Aujourd'hui, Barry Green est une célébrité locale, sa maison se visite. Il réussit même à vendre aux curieux quelques peaux de ses victimes. Il dit n'avoir ni haine des chats ni obsession. Ici, ses activités ne choquent pas, il a même été officiellement récompensé par un prix, décerné par le conseil local qui gère les nuisibles. 

Extrait de "Matous à mater", un reportage à voir dans "Complément d'enquête" le 4 octobre 2018.

Vous êtes à nouveau en ligne