Le zoo de Paris lance son "escape game", les joueurs doivent sauver cinq espèces menacées

Le parc zoologique de Paris (ex-zoo de Vincennes).
Le parc zoologique de Paris (ex-zoo de Vincennes). (BRUNO LEVESQUE / MAXPPP)

L'objectif de jeu en équipe et en plein air est de sensibilier le public à la biodiversité ordinaire, voire de créer des vocations de naturalistes chez les plus jeunes.

Votre mission : retrouver cinq espèces menacées dans le zoo. Vous avez une heure et demie. Voici l'escape game, un jeu d'évasion et d'énigme grandeur nature, organisé par le parc zoologique de Paris (ex-zoo de Vincennes) tous les samedis du mois d'avril, dans le cadre de son opération "Apprenti explorateur".

Avant le coup d'envoi, l'animateur Gaetano donne les consignes. Avec sa combinaison bleue, ses grosses lunettes et son perroquet en peluche perché sur l'épaule, il prend un air mystérieux. "Il se cache dans le zoo un monde parallèle, où toute la bio-zoo-diversité de France métropolitaine est réunie, explique-t-il aux visiteurs. Quelqu'un a laissé échapper certaines espèces et nous avons des braconniers qui menacent de les capturer pour les revendre sur le marché noir." Une histoire qui rappelle celle, tragiquement réélle, de la mort du rhinocéros Vince abattu par des braconneurs le 6 mars 2017 dans l'enceinte du parc de Thoiry à une cinquantaine de kilomètres de là. Le départ est donné et les équipes se lancent à la recherche de ces cinq espèces à travers les dix hectares du parc zoologique de Paris.

La bande-annonce du jeu :

Il n'est pas question, ici, d'animaux exotiques ou en voie de disparition mais plutôt de la biodiversité ordinaire, de ces animaux qui vivent tout près de nous. L'objectif de ce jeu est d'amener les visiteurs vers des espèces qu'ils ne venaient pas forcément voir au départ dans un zoo, comme les cafards ou les pigeons. "Quand on leur montre cette richesse-là, explique Sophie Ferreira, la directrice du parc, quand on leur explique que des escargots poilus ça existe en les impliquant par le jeu, ils passent du simple visiteur passif au citoyen acteur de la biodiversité."

Créer des vocations de naturalistes 

Et pourquoi pas, créer des vocations de naturalistes chez les visiteurs ? Romain Julliard, le coordinateur de Vigie nature, un réseau citoyen avec lequel ce jeu a été conçu, estime que si les enfants "sont capables de reconnaître 200 espèces de Pokémon, c’est dommage qu'ils n'aient pas aussi l'occasion de reconnaître les espèces de papillons dans leur jardin".

Le concept semble fonctionner en tout cas pour Jeanne. Cette jeune fille de 11 ans a retenu un animal, le crapaud accoucheur. "Ses œufs ne se développent pas dans l'eau mais sont portés par ses pattes arrières", explique-t-elle fièrement. Dans le groupe d'à-côté Cristelle et ses amis, apprécient surtout le fait de "résoudre des enigmes" ou de jouer "en plein air" tout en profitant du zoo.

L\'animateur du parc zoologique de Paris donne les consignes avant l\' \"escape game\", en avril 2017.
L'animateur du parc zoologique de Paris donne les consignes avant l' "escape game", en avril 2017. (ANNE-LAURE BARRAL / RADIO FRANCE)

Le jeu est ouvert aux enfants à partir de 8 ans mais même les "grands" doivent se décarcasser, comme Camille qui remporte cet "escape game" ce samedi-là. "Ce n'était pas facile mais très amusant. On n'a pas triché, on a eu un peu de chance et un peu d'aide", reconnaît-elle.

L'opération "Apprenti explorateur" se tient jusqu'au 1er mai, avec huit modules pour s’initier aux observatoires participatifs de Vigie-Nature.

Pendant l\'\"escape game\" du parc zoologique de Paris, en avril 2017.
Pendant l'"escape game" du parc zoologique de Paris, en avril 2017. (ANNE-LAURE BARRAL / RADIO FRANCE)

"Escape game" au parc zoologique de Paris : le reportage d'Anne-Laure Barral.
--'--
--'--

Vous êtes à nouveau en ligne