Une centaine de pays votent pour la protection du requin mako

Un requin mako dans les eaux de la Nouvelle-Zélande, le 19 février 2015.
Un requin mako dans les eaux de la Nouvelle-Zélande, le 19 février 2015. (RICHARD ROBINSON / CULTURA CREATIVE)

L'espèce, très recherchée pour sa chair et ses ailerons, est menacée. Ce requin, le plus rapide au monde, vit en Atlantique, dans le Pacifique Nord et dans l'océan Indien.

Des "dents de la mer" en grand danger d'extinction à cause de l'homme. Une centaine de pays ont voté en faveur de la régulation du commerce international des requins makos, très recherchés pour leur chair et leurs ailerons, lors de la conférence de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), qui se penchait dimanche 25 août à Genève (Suisse) sur les espèces marines.

Le requin mako, le plus rapide au monde, vit en Atlantique, Méditerranée, Pacifique Nord et océan Indien. Egalement appelé requin-taupe bleu, il peut mesurer 3,50 m à 4 mètres de long et n'a pas la réputation d'être dangereux pour l'homme. Il a pratiquement disparu en Méditerranée et sa population a fortement diminué ailleurs.

Protection des raies et des concombres de mer

Les délégués représentant plus de 180 pays, réunis pour douze jours, ont aussi voté pour le classement de la famille des raies guitares et les raies de la famille Rhinidae, soit au total 18 espèces de raies et de requins. Pour la première fois, trois espèces de concombres de mer, prisés par les consommateurs en Asie, ont aussi été inscrites à l'annexe II du CITES. Ces animaux sont menacés par la surpêche alors qu'ils "jouent un rôle crucial dans la santé des écosystèmes", a commenté un membre du CITES.

Ces votes devront être confirmés d'ici le 28 août, date de la clôture de la CITES. En cas de vote positif, le commerce international de ces espèces ne sera pas totalement interdit mais fera l'objet de permis d'exportation ou d'un certificat de réexportation à condition qu'il ne nuise pas à leur survie dans la nature. La CITES peut imposer des sanctions aux pays qui ne respectent pas ces règles.

En mars, une étude de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) avait révélé que 17 espèces de raies et requins, sur les 58 dernièrement évaluées, étaient classées à risque d'extinction, avec des craintes très fortes pour le requin mako et le petit requin-taupe.

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