Puy-de-Dôme : des habitants d'un village se plaignent des déjections d'abeilles, le maire exprime son ras-le-bol des "néo-ruraux"

Une abeille butine une fleur (illustration).
Une abeille butine une fleur (illustration). (FRED TANNEAU / AFP)

Après avoir reçu des plaintes de plusieurs administrés contre des déjections d'abeilles dans la commune, le maire de Pignols a exprimé son ras-le-bol sur Facebook.

Le maire de Pignols (Puy-de-Dôme) a exprimé son ras-le-bol des "néo-ruraux", rapporte lundi 22 juillet France Bleu Pays d'Auvergne. Christophe Georges a fait part de sa colère sur Facebook contre certains nouveaux habitants ne supportant pas la vie en milieu rural.

Des plaintes qui agacent le maire

À l'origine de son agacement, des plaintes reçues de plusieurs de ses administrés contre des déjections d'abeilles dans la commune. Ces plaintes visent explicitement un couple d'apiculteurs installé sur le village. Le maire explique qu'il a soutenu leur installation. "Des habitants à proximité de la miellerie se sont plaints des déjections d'abeilles", raconte Christophe Georges sur Facebook. "De quoi est composée la déjection d'abeille ? Purement et simplement de pollen ! Le pollen, ni plus ni moins que le spermatozoïde de la fleur, l'essence de la vie !", rappelle l'élu.

Il dénonce les plaintes concernant "des petits dépôts de pollen sur des infrastructures de la vie, volet, table de salon de jardin, spa". Il précise même que les habitants évoquent des abeilles "dévoreuses de fruits sur les arbres". "Les seuls insectes qui dévorent les fruits sont les guêpes, les frelons, et autres insectes", leur rappelle le maire.

Appel à l'apaisement des apiculteurs

De leur côté, les apiculteurs appellent à l'apaisement. Stéphanie et Dominique espèrent avant tout ne pas troubler la vie de leur commune. Ils évoquent le fait qu'"élever et vivre de l'apiculture est devenu très difficile". Ils se disent "sincèrement désolés" des désagréments et veulent "contribuer positivement à la vie de ce bien joli village et surtout ne pas être une source de conflits".

Mais au-delà de cette polémique, le maire Christophe Georges y voit un mal plus profond. "Aujourd'hui, on a des habitants qui arrivent dans nos campagnes, qui ne voient que les avantages, puis ils se rendent compte qu'il y a aussi des inconvénients. Il faut avoir un peu de tolérance". Il pointe la mentalité des nouveaux arrivants et "un vrai manque d'implication des concitoyens dans la vie de la commune".

Si tous les nouveaux habitants "ne sont pas à mettre dans le même panier", le maire espère "une remise en question" de ceux qui lui ont adressé des plaintes.

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