Coups de pelle dans les Landes : les chasseurs dénoncent "une provocation"

Un habitant d\'Audon (Landes) lance une pelle sur un militant de la Ligue de protection des oiseaux, le 9 novembre 2015.
Un habitant d'Audon (Landes) lance une pelle sur un militant de la Ligue de protection des oiseaux, le 9 novembre 2015. (GAIZKA IROZ / AFP)

L'Union landaise de défense des chasses traditionnelles à la matole et la famille de l'homme à la pelle racontent leur version des faits après l'altercation de lundi avec des militants écologistes.

La parole est à la défense. Sous le feu des critiques et des moqueries après l'agression à coups de pelle d'écologistes et de journalistes, les chasseurs visés, lundi 9 novembre, par une opération antibraconnage de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) à Audon (Landes) sont sortis du bois. Ils donnent leur version des faits dans les colonnes du journal Sud Ouest et à l'AFP.

Francetv info revient sur leurs déclarations.

Une "opération commando minutieusement préparée", selon un représentant des chasseurs

Président de l'Union landaise de défense des chasses traditionnelles à la matole, un piège à oiseau, Jean-Jacques Lagüe dénonce un coup monté. "Pour moi, il ne fait pas de doute que les violences ont été initiées par des militants de la LPO particulièrement musclés", confie-t-il à Sud Ouest, évoquant le cas d'une femme de 86 ans qui aurait été bousculée, et un coup de poing dans l'estomac de son fils.

Le président de cette association de chasseurs assure que les pièges détruits à Audon "ne visaient pas des pinsons mais les alouettes, une chasse autorisée", et que deux pneus de sa voiture avaient été crevés dans la nuit. "Les chasseurs étaient donc dans leur bon droit", martèle-t-il.

"Ils se prennent pour des policiers", estime l'avocat des chasseurs

L'avocat de l'association, Frédéric Dutin, dénonce la méthode des militants écologistes. "S'il y a une infraction, on dépose plainte, il y a procédure et éventuelle sanction, a-t-il déclaré. Mais à quoi joue la LPO ? Ils se prennent à la fois pour des enquêteurs, policiers, procureurs, et même huissiers, puisqu'ils exécutent une 'sanction' en détruisant les pièges. Ils sont dans la provocation et l'image." 

"Allain Bougrain-Dubourg n'a pas à nous mêler à ça", dénonce le fils de l'homme à la pelle

De son côté, la famille de chasseurs impliquée dans l'altercation a du mal à digérer l'incident. La photo du père de famille, en slip, une pelle à la main, a fait le tour des réseaux sociaux. "Ils ont leur cause, je suis d'accord. Mais imaginez : vous voyez des gens débarquer chez vous et se mettre à tout détruire. Comment le prendriez-vous ?" explique son fils à Sud Ouest.

Le jeune homme n'accepte pas les moqueries contre son père. "Qu'Allain Bougrain-Dubourg [président de LPO, à l'origine de l'opération] veuille se faire prendre en photo et passer à la télévision, ce sont ses affaires. Il n'a pas à nous mêler à ça", ajoute-t-il.

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