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VIDEO. "Prélever du sang sans anesthésie au niveau de l'œil" : une employée de laboratoire témoigne sur le sort des souris

"Les chercheurs utilisent beaucoup de souris et ne prennent pas en compte la souffrance et la douleur." Une employée "d'un grand laboratoire parisien" a décidé de parler. Lundi 6 novembre, l'association Animal Testing, qui réalise des enquêtes sur l’expérimentation animale en France, a publié son témoignage dans une vidéo publiée sur YouTube. On y voit des expériences sans anesthésie, "des anesthésies qui rendent les animaux aveugles ou leur font perdre les yeux" ou encore des animaux qui "décèdent de leurs souffrances alors que les expériences devraient être arrêtées avant", souligne l'association sur son site.

"Nous demandons (...) qu’une commission d’enquête parlementaire ait lieu sur l’expérimentation animale", écrit l'association dans un communiqué. "Madame la ministre, saurez-vous faire preuve de compassion envers ces animaux", ajoute quant à elle Brigitte Bardot dans une lettre envoyée lundi à Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. "J'ose la question : peut-on continuer à considérer ces êtres vivants, sensibles, comme de simples outils de recherche ?", ajoute la présidente de la fondation éponyme.

La souffrance des humains

"Un jour, un chercheur m’a demandé de prélever du sang sur un certain nombre de souris, autant de sang qu’il était possible sur chaque animal, sans anesthésie, en les prélevant au niveau de l’œil", raconte l'employée du laboratoire, sous couvert d'anonymat, dans la vidéo d'Animal Testing.

On ne peut pas prélever du sang sur un être vivant jusqu’à tant qu’il n’y ait plus de sang, comme si c’était un flacon, et qu’il meure de ce qu’on lui fait subir.

Une employée du laboratoire

à Animal Testing

Cette technicienne évoque également les conditions difficiles dans lesquelles elle exerce son métier. "On doit subir la souffrance des animaux. On est enfermés avec eux toute la journée, dans leur environnement, sans lumière, sans fenêtre, seuls. On devient fous. Ça nous détruit", explique-t-elle, émue.

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