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Brut.

Faut-il interdire la chasse à courre ?

Le 21 octobre, l’association Abolissons la vénerie aujourd’hui a eu l’occasion de filmer un équipage de chasse à courre abattre un cerf qui, au terme d’une longue poursuite, avait fini par se réfugier dans le jardin d’un pavillon privé à Lacroix-Saint-Ouen, dans l’Oise. Quelques années auparavant, dans le Tarn, en 2008, un cerf avait été abattu dans une cuisine. Dans les deux cas, le caractère choquant de la mise à mort en public vient relancer le débat sur la pratique de la chasse à courre, dont les détracteurs dénoncent "la poursuite d’un animal jusqu’à l’épuisement, qui sera achevé à l’arme blanche ou déchiqueté vivant".

Interdite en Allemagne, en Belgique ou au Royaume-Uni, la chasse à courre compte encore 10 000 pratiquants en France, qui défendent leur activité, affirmant "respecter leur animal de chasse" et ne faire que "reconstituer le rituel proie-prédateur, universel dans la nature sauvage"

Plusieurs tentatives d’interdiction ont déjà échoué en France. En 1981, le secrétaire d’État Alain Bombard, ancien militant écologiste, a voulu supprimer ce qu’il qualifiait à l’époque de "privilège moyenâgeux". Cette prise de position tranchée lui a coûté sa place au gouvernement. 

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