"Dans certaines cages, il y a une vingtaine d'individus" : la SPA lance un appel pour sauver 7 000 rongeurs laissés à l'abandon en Haute-Loire

Abandonnés dans leur élevage de Haute-Loire, 7 000 rongeurs cherchent un foyer.
Abandonnés dans leur élevage de Haute-Loire, 7 000 rongeurs cherchent un foyer. (NÉRISSA HÉMANI / RADIOFRANCE)

L'exploitation "Les rongeurs du Velay" a fermé brutalement il y a trois semaines après que le gérant a été placé en détention provisoire, suspecté du meurtre de sa compagne.

La SPA et plusieurs associations de défense des animaux lancent un appel géant pour sauver 7 000 animaux, après la fermeture brutale d'une exploitation de Lapte en Haute-Loire, rapporte vendredi 28 décembre France Bleu Saint-Étienne-Loire. Une vingtaine d'associations sont venues de toutes la France et même d'Europe pour tenter de les sauver. "On ne connaît pas le nombre précis d'animaux, on n'a pas pu les compter tellement il y en a", déplore Arnauld Lhomme, responsable des enquêtes pour 30 Millions d'Amis et qui fait des va-et-vient entre les hangars et les camions qui transporteront les cages des survivants : lapins, cochons d'Inde, souris. "Dans certaines cages, il y a une vingtaine d'individus. Mâles et femelles sont mélangés dans les cages donc on a toujours des naissances. On est dans un élevage légal mais sur une situation impensable et impossible".

L'exploitation "Les rongeurs du Velay" a fermé brutalement il y a trois semaines. Le gérant, Ludovic Dimec, est suspecté du meurtre de sa compagne et placé depuis en détention provisoire.

Il va y avoir une triste réalité : si on ne peut pas prendre en charge ces animaux, ils seront endormis, euthanasiés.Arnauld Lhomme, responsable des enquêtes pour 30 Millions d'Amisà France Bleu

Depuis hier, avec la Fondation Brigitte Bardot et la Fondation Assistance aux animaux, ils sont venus à la rescousse de la SPA de Haute-Loire pour extraire les animaux, qui depuis trois semaines ne recevaient plus de soins. Certains sont morts de faim, d'autres de maladie. "Il y a des décès tous les jours, vu les conditions", confirme, dépité, Christophe Fayard, responsable de la SPA de Haute-Loire. "Tout cela me dépasse, il y a tellement d'animaux, de naissances tous les mois. On va voir comment on va pouvoir tenir au niveau alimentaire".

La SPA se donne encore dix jours pour le sauvetage de l'élevage et appelle toute les associations de France à les rejoindre en Haute-Loire. "On a envoyé des mails à plein d'associations, l'une en prend 30, une autre 40, une troisième en prend une centaine, l'objectif c'est de les sauver tous".

La direction des services vétérinaires précise qu'avant la fermeture, il n'y avait aucun souci sanitaire : l'exploitation respectait les normes et les animaux étaient suivis. Aujourd'hui il n'y aurait pas de risque d'épidémie, rapporte France Bleu.

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