Corridas : pourquoi elles attirent de moins en moins

On parle de plus en plus du bien-être animal ; une prise de conscience qui a des conséquences pour les corridas. Depuis plusieurs années, la fréquentation dans les arènes est en forte chute. Les messages des opposants et le prix élevé des places y sont aussi pour beaucoup.

Dans les arènes romaines de Nîmes (Gard), la féria de Pentecôte est l'un des plus grands rassemblements tauromachiques de France. Il y a six ans, le spectacle aurait affiché complet, mais la corrida n'est plus ce qu'elle était : des gradins clairsemés, des places vides... Certains jours, on compte seulement 3 600 entrées payantes, sur une capacité de 14 000 places. Depuis 2011, il y a environ 30 % de spectateurs en moins et des tarifs toujours élevés. À la dernière minute, il y avait encore des places samedi 19 mai au soir. Des prix variant entre 21 et 108 euros, et trop chers pour beaucoup.

Un spectacle coûteux et polémique

Le prix, mais aussi un public de plus en plus sensible à la souffrance animale et aux actions coup-de-poing des anticorridas. Samedi dernier, la situation était tendue : gaz lacrymogènes et slogans percutants pendant plus de trois heures. Le président des "Jeunes Aficionados Nîmois" reconnait que le débat sur la souffrance animale joue sur la désaffection du public, même s'il s'agit de la tradition de toute une région. Il y a également le spectacle, qui ne serait plus aussi flamboyant que par le passé. Ajoutez à cela les toreros qui refusent de baisser leurs cachets, pouvant atteindre 160 000 euros par corrida. Les organisateurs ont donc dû revoir les spectacles taurins à la baisse : onze en 2011, seulement sept cette année. Une baisse de fréquentation qui affecte tout le sud de la France.

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