Le maire de Los Angeles Eric Garcetti serre la main du président du CIO Thomas Bach à Lausanne (Suisse), le 10 juillet 2017.
Le maire de Los Angeles Eric Garcetti serre la main du président du CIO Thomas Bach à Lausanne (Suisse), le 10 juillet 2017. (FABRICE COFFRINI / AFP)

Jeux olympiques : trois questions sur l'accord trouvé entre Los Angeles et le CIO pour 2028

Le Comité international olympique (CIO) a confirmé, lundi 31 juillet, la candidature de Los Angeles pour les Jeux olympiques et paralympiques 2028. Un peu plus tôt, la ville de Los Angeles (Etats-Unis) avait annoncé avoir passé un accord avec le CIO. La perspective des Jeux à Paris en 2024 se rapproche donc. Franceinfo fait le point sur cet accord et ses conséquences.

Que prévoit cet accord ?

"Le CIO se félicite de la décision du Comité de candidature de Los Angeles et est heureux de rendre public le contrat ville hôte", a déclaré Thomas Bach, président du CIO. Le contrat entre les deux parties prévoit que le CIO "apportera une contribution au Comité d'organisation d'un montant total évalué à 1,8 millard de dollars."

En comparaison avec les JO 2024 pour lesquels la contribution du CIO atteindra 1,5 milliard de dollars, le CIO apportera cette contribution à Los Angeles sur une période plus longue et permettra de soutenir un programme de sport pour la jeunesse, ajoute le comité.

En plus de la contribution de 1,8 milliards de dollars du CIO, le comité de candidature devrait également obtenir le droit de pouvoir exploiter plus longtemps que Paris les symboles olympiques afin de maximiser ses revenus.

C'est sûr, Paris a les Jeux en 2024 ?

Paris et Los Angeles étaient les deux seules villes encore en lice pour les JO de 2024, puisque Hambourg, Rome et Budapest avaient jeté l'éponge. Donc avec cet accord de Los Angeles pour 2028, Paris se retrouve de fait la seule ville en lice pour 2024. Le CIO, Los Angeles et Paris doivent désormais formellement signer un accord tripartite avant la validation de la double attribution le 13 septembre lors de la 131e session du CIO à Lima (Pérou).

"Il fallait trouver cet accord entre Los Angeles et le CIO. Cet accord, qui est essentiellement financier, a été trouvé. La ville de Los Angeles bénéficiera de moyens supplémentaires, car ils ont beaucoup d'équipements à construire, contrairement à Paris. Maintenant que cet obstacle a été passé, il n'y a aucune raison pour que les Jeux n'aillent pas à Paris en 2024", a expliqué à franceinfo Jean-François Lamour, ancien ministre des Sports et double champion olympique de sabre.

Quelles sont les réactions françaises ?

Pas de triomphalisme du côté de la candidature parisienne mais un enthousiasme affichée. "C'est le meilleur scénario possible", s'est réjouit sur franceinfo Bernard Amsalem, vice-président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF). "Pour le sport français, c'est une opportunité extraordinaire de développement. Sachons profiter de cette opportunité pour développer le sport français, et surtout faire de la France un pays de sportifs", a poursuivi Bernard Amsalem.

La maire de Paris, Anne Hidalgo, s'est dite, sur Twitter, "heureuse" et "très optimiste".

Paris 2024 s'est également dit prêt, sur Twitter, pour cette échéance qui se rapproche.

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