Les joueurs de l\'AS Monaco célèbrent le 3e but marqué contre le Borussia Dortmund, au stade Louis-II, le 19 avril 2017, en quart de finale retour de la Ligue des champions. 
Les joueurs de l'AS Monaco célèbrent le 3e but marqué contre le Borussia Dortmund, au stade Louis-II, le 19 avril 2017, en quart de finale retour de la Ligue des champions.  (BORIS HORVAT / AFP)

Monaco s'impose face au Borussia Dortmund (3-1) et se hisse pour la quatrième fois de son histoire dans le dernier carré de la Ligue des champions

Monaco s'est hissé pour la quatrième fois de son histoire dans le dernier carré de la Ligue des champions, une première pour un club français depuis sept ans. L'ASM s'est imposé 3-1 face aux Allemands du Borussia Dortmund, mercredi 19 avril, au stade Louis-II, avec des buts de Germain, Mbappé, Falcao. Les joueurs de Leonardo Jardim s'étaient imposés 3-2 au match aller, dans des circonstances particulières, après l'attaque à l'explosif du bus des joueurs allemands. Que retenir de cette rencontre ? 

Le spectre du terrorisme, encore

La rencontre était classée au plus haut de l'échelle des risques dans la Principauté. Trois cent cinquante policiers étaient à pied d'œuvre pour sécuriser la rencontre. Ce qui n'a pas empêché les joueurs du Borussia d'être coincés dans leur bus une vingtaine de minutes pour raisons de sécurité. L'incident a entraîné un report de cinq minutes du coup d'envoi du match. "Bien sûr que ça a eu une influence. Aujourd'hui encore, c'était un peu étrange", insiste l'entraîneur allemand Thomas Tuchel sur beIN Sports à l'issue de la rencontre. Il avait convié le défenseur blessé lors de l'attaque de leur bus, avant le match aller, Marc Bartra, à s'exprimer dans les vestiaires pour motiver ses partenaires. Une semaine après l'attaque de leur bus, l'enquête n'a d'ailleurs pas avancé d'un pouce. Une reconstitution, effectuée par la police, a cependant montré que les joueurs ont eu beaucoup de chance.

L'attaque monégasque toujours au top

Le tarif moyen pour les visiteurs au stade Louis-II, c'est trois buts dans la musette en moyenne. Le Borussia n'a pas fait exception à la règle. Mbappé a ouvert le score d'entrée de jeu, avant que Falcao double la mise sur un but d'école, à la construction limpide, au quart d'heure de jeu. "Nous nous sommes nous-mêmes mis en difficulté en offrant deux buts d'entrée sur des erreurs individuelles", soupire le gardien Roman Bürki, sur Sky Allemagne.Tout devenait beaucoup plus facile pour l'ASM, qui a un peu tremblé quand Marco Reus a réduit le score au retour des vestiaires. Valère Germain, buteur 23 secondes après son entrée en jeu, tuait tout suspense à un dix minutes de la fin. 

Monaco a su se montrer tueur, a bénéficié du brin de chance qui font les épopées (un coup franc de Nuri Sahin s'est fracassé sur le poteau en tout début de match), et a semé la panique dans la composition originale du Borussia, dont le coach a dû changer les plans dès la 20e minute. Il peut compter sur la régularité de Falcao, 27 buts en 27 titularisations toutes compétitions confondues. Et aussi la réussite insolente de Kylian Mbappé, dont les statistiques en Ligue des champions sont tout simplement affolantes, surtout compte tenu de son âge.

Monaco, une place à part dans le foot français

Souvent raillé ou critiqué pour son statut de micro-Etat-ghetto-de-riches-paradis-fiscal, l'AS Monaco conforte son statut de spécialiste de la Coupe d'Europe. C'est la quatrième fois que le club de la principauté se hisse en dernier carré de la Ligue des champions (1994, 1998, 2004 et 2017), soit plus que l'ensemble des autres clubs français (PSG 1995, Nantes 1996, Lyon 2010). L'ASM a aussi disputé deux demi-finales de Coupe des coupes (1990, 1992) et une de Coupe de l'UEFA (1997), excusez du peu. 

Pas mal pour un club qui évoluait encore en 2013 en Ligue 2.