Icônes d\'applications de réseaux sociaux. Image d\'illustration. 
Icônes d'applications de réseaux sociaux. Image d'illustration.  (HELMUT FOHRINGER / APA-PICTUREDESK)

C'était comment la vie avant l'iPhone ? La réponse en 17 gifs

"La vie avant les smartphones, c'était comment ?" Vous pourriez être rapidement confrontés à la question de votre enfant, de votre nièce ou de toute personne née au troisième millénaire. Un peu plus de dix ans après la sortie du premier iPhone, une nouvelle version de ce "téléphone intelligent" est dévoilée, mardi 12 septembre. D'autres modèles l'ont précédé, mais c'est véritablement le produit d'Apple qui a popularisé le smartphone. On l'a d'abord trouvé dans les poches des jeunes geeks, puis progressivement dans celles de tout le monde. Il s'est fondu dans notre quotidien, devenant indispensable pour communiquer, mais pas seulement.

Et on n’est pas particulièrement sereins lorsqu'on ne l'a pas à portée de main : une étude a notamment montré que l’utilisation fréquente d’objets mobiles connectés crée une dépendance psychologique et provoque de l’anxiété chez les utilisateurs qui en sont séparés. Mais au fait, qu'est-ce qu'on faisait différemment, sans smartphone ? Voici de quoi raviver des souvenirs chez les plus anciens... et plonger les plus jeunes dans un océan de perplexité. 

On se réveillait avec un sale "tchprouiicktcch" ou un vieux "beeeeeep"

Le bon vieux réveil, celui qui casse les oreilles avec son infâme "beeeeeep", ou celui – dit "radio-réveil" –  qui permet de se réveiller au doux son de deux stations de radio différentes mixées ensemble (l'inoubliable "tchprouiicktcch"), a presque disparu de la circulation. Et vu le prix du smartphone qui nous sert dorénavant d'alarme, pas d’autre choix que de remballer notre mauvaise humeur matinale et d’appuyer délicatement sur le bouton "snooze"... 

L'information prenait plus de place (au sens propre) dans nos vies

Aux grandes pages de journal difficiles à plier, les lecteurs français préfèrent désormais leurs téléphones portables, compacts et mobiles. En France, les lectures numériques de la presse dépassaient en 2016 les lectures papier, selon l’Alliance pour les chiffres de la presse et des médias. Près d’un Français sur deux lit la presse au moins une fois par jour sur son téléphone.

Mais on était rarement informés en temps réel

Avant d'avoir toutes les rédactions du monde dans notre poche, nous n'étions pas forcément informés de tout, tout le temps. Un exemple ? Le 11 septembre 2001, personne n'a reçu de notification sur son portable (seuls les gens incroyablement cools en avaient) et personne n'a suivi l'évolution de la situation sur Twitter (qui n'existait pas). Ce jour-là, à la machine à café, ceux qui n'avaient ni télé ni radio à proximité étaient un peu comme ça...

On draguait (un peu) différemment...

Avant de "swiper" pour trouver "un grand brun bronzé, pesant moins de 100 kilos mais plus de 85, chaussant du 44, aux cheveux mi-longs qui sentent la vanille et vivant à moins de 150 m d’une station de métro" ou une femme "sexy et naturelle, professionnelle et fêtarde, simple et sophistiquée, aimant la bonne chère et portant une taille 36", nous étions obligés de discuter en face-à-face avec nos cibles préférées pour savoir si il ou elle correspondait à nos critères. Oui, il fallait draguer les inconnus et les inconnues à l’ancienne, sur le dancefloor. Pas évident.

... mais on avait moins de mauvaises surprises 

Selon un professeur de psychologie de l'University College de Londres, les applis de rencontres ont rendu la drague ludique, mais elles ne garantissent aucunement le succès de ces relations souvent éphémères, expliquait-il en 2014 dans un article du Guardian (en anglais). La drague par photos et chats interposés n'a d'ailleurs pas provoqué l'extinction du malaise. Loin de là. Notamment parce que l'on peut se faire piéger par une photo de profil et une description un peu trop flatteuses. Ce qui arrivait statistiquement beaucoup moins avant 2007. 

On n'avait même pas pensé à faire des selfies

On ne doit pas le selfie au smartphone, l'autoportrait photographique trouverait même ses origines en 1839, lorsque Robert Cornelius, un pionnier du daguerréotype, se prit en photo dans la vitrine de la boutique de ses parents. Mais le selfie a trouvé son heure de gloire avec les smartphones, bien plus pratiques pour l'exercice. Il a d'ailleurs fait son entrée dans le Larousse en 2016 et est devenu un art qui exige quelques règles. En plus de tendre le bras, il faut trouver le bon angle pour se présenter sous son meilleur jour, tout en valorisant l'arrière-plan et en prenant garde de ne pas se faire photo-bomber... Alors qu'au XXe siècle, apparaître sur la photo, c'était déjà en soi une réussite.

Quand on voulait envoyer une photo débile, on improvisait 

Avant les filtres Snapchat (entre autres), nous ne savions pas si nous étions sexy en abeille ou flippant en alien. Si on voulait envoyer une photo amusante à nos amis, il fallait faire sans la technologie. DIY, quoi ! 

On connaissait les numéros de téléphone de nos potes par cœur  

Avant, on avait un répertoire téléphonique en papier, et à force de les écrire ou de les taper, on se souvenait de plusieurs numéros de téléphone : celui de nos parents, de nos enfants, de nos amis proches. Faites le test maintenant. Certes, vous vous souvenez sûrement de votre propre numéro de portable... et encore. 

On téléphonait. Carrément. 

Prendre des notes ? Ecouter de la musique ? Gérer son agenda ? Regarder une série ? Participer à une conférence ? Et pourquoi pas... téléphoner ? Les Français passent de plus en plus de temps sur leur téléphone portable, mais de moins en moins de temps à téléphoner.

On lisait des cartes routières (qu'on imprimait parfois sur Mappy)

Une carte routière ? Un plan de Paris plié en douze ? L'itinéraire des vacances imprimé sur huit pages A4 depuis Via Michelin ou Mappy ? Cela fait longtemps qu'on a relégué tout ça aux oubliettes. Plus question de déplier cet accordéon de papier sur le volant pour trouver notre destination. Les smartphones et leurs GPS intégrés ont tout révolutionné. Il suffit de suivre les instructions pour se rendre d'un point A à un point B. A tel point que les gens perdent la capacité de se diriger de manière traditionnelle ou de lire des cartes, prévient l'Institut royal de la navigation, comme le rapporte la BBC

Résultat, on devait demander son chemin dans la rue...

Vous êtes plutôt Waze, Google maps, CoPilot  ? Si aujourd'hui votre smartphone vous conduit à bon port, autrefois, il fallait parfois s'adresser à des humains du coin pour trouver sa voie. Si, si !

... et on se perdait plus souvent 

CQFD. 

On s'ennuyait, parfois souvent

Que ce soit dans les transports, dans une file d'attente, ou dans n'importe quel moment de flottement et d'attente, un geste automatique, presque impulsif, est aujourd'hui celui de sortir son portable pour occuper son attention. A tel point que certains ont imaginé des "concours d'ennui", destinés aux plus connectés. Car, le rappellent des psychothérapeutes, l'ennui est nécessaire à la créativité et au bonheur

On jouait à la Gameboy 

Sans smartphone, pas de Candy Crush, Clash Royale, Angry Birds... Pas de mini-jeux addictifs pour passer le temps dans les transports. A moins d'être équipé d'un Nokia 3310 pour jouer à Snake (ahem...) ou d'une console de jeux, avec les cartouches qui vont bien. Et d'avoir de la place dans son sac pour tout embarquer.  

On se battait pendant des heures pour savoir qui avait raison

Quand deux personnes énonçaient des faits contradictoires comme des vérités absolues, il n'y avait, faute de vérification possible, qu'une seule issue : s'écharper à mort, jusqu'à ce qu'un des deux ego réussisse à prendre l'avantage et que l'autre déclare forfait. 

On n'était pas toujours à la recherche d'une prise électrique

C'est une réalité qui progressivement s'est imposée, insidieusement, aux utilisateurs de téléphones portables. Au fur et à mesure que leur autonomie a diminué et que notre dépendance aux smartphones a grandi, notre temps passé branché à une prise a été multiplié. L'époque du Nokia 3210, dont la batterie fournissait de l'énergie jusqu'à deux semaines sans devoir être rechargée, est depuis longtemps révolue. 

On pouvait assister à un concert sans subir les gens qui enregistrent leur morceau préféré 

Qui n'a pas assisté à un concert coincé derrière une rangée de fans immobiles, le bras en l'air pour immortaliser leur morceau préféré (et offrir au monde une version atrocement pourrie de ce tube, désormais méconnaissable, en le mettant en ligne sur YouTube) ? Sans cette contrainte, on n'avait pas peur de bousculer un cinéaste amateur en dansant. En revanche, le coup du briquet, ce n'était pas si malin. 

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