FRANCE INTER

Nicolas Hulot est-il "utile" au gouvernement ? "En décembre, vous me reposez la question"

Nicolas Hulot était l'invité de la matinale de France Inter jeudi 12 octobre. Il a notamment été interrogé au sujet de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Quittera-t-il le gouvernement si ce dernier décide finalement de construire l'aéroport ? Le ministre a botté en touche : "Je ne veux pas m'exprimer sur Notre-Dame-des-Landes, je vais encore me faire engueuler, on va me dire que je ne suis pas neutre ! On connaît ma position. J'assumerai mes responsabilités quand la décision sera prise." 

Est-il "utile" au gouvernement ? Le ministre de la Transition écologique et solidaire a déclaré qu'il fallait lui reposer la question en décembre. Pour le moment, Nicolas Hulot affirme qu'il "se sent très utile".

Concernant les articles qui évoquent un "malaise" au sein du gouvernement, Nicolas Hulot a répondu ironiquement : "C'est très marrant. Cela fait partie des rumeurs urbaines, je les découvre, je découvre mes propres états d'âmes et je suis ravi d'être informé, mais tout va bien". Nicolas Hulot s'est également exprimé sur un premier bilan, six mois après son entrée au gouvernement. "Depuis six mois, j'apprends et je gagne sur certaines choses", a-t-il déclaré.

Pas de "taxe béton" confirmée

Par ailleurs, le ministre ne confirme pas la mise en place d'une "taxe béton" comme évoquée dans la presse. Cela fait partie des pistes de travail, "il faut de l'incitatif et du dissuasif et il faut du progressif". Mais il ajoute : "Ce que je confirme, c'est que l'on va mettre en place un dispositif", car Nicolas Hulot veux "lutter contre l'artificialisation des sols qui est une plaie, un fléau, lutter contre cette gourmandise que l'on a à sacrifier des terres agricoles pas toujours de manière justifiée".

À propos des États généraux de l'Alimentation, Nicolas Hulot salue l'engagement et les déclarations faites, la veille, par Emmanuel Macron. "Moi, si je reviens en arrière dans l'histoire, je ne sais pas si un président comme Jacques Chirac (...), aurait tenu ce genre de langage aux agriculteurs. Il a tracé une sacrée perspective sur le changement en profondeur du mode alimentaire et agricole".

Ré-utiliser le glyphosate : "Une folie absurde"

Emmanuel Macron propose notamment d'inverser le mode de calcul du prix d'un produit en se basant désormais sur les coûts de production des agriculteurs. Selon Nicolas Hulot, il faut s'attendre à payer ces produits plus chers, "le temps que les filières s'organisent et qu'on change d'économie d'échelle".

Enfin, concernant le glyphosate, Nicolas Hulot se félicite de son action : "Si je n'étais pas intervenu, on s'apprêtait, ce qui est une folie absolue, à ré-autoriser le glyphosate pour dix ans, et je peux vous dire qu'on se voyait dans dix ans et qu'il ne se passait rien".

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