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France 3

Cancer : le Pr Paterlini-Bréchot souhaite "la démocratisation" de son test

Le test de dépistage est efficace, mais il ne dit pas quel organe est concerné. "Nous savons analyser les molécules de cellules rares. Il faut transformer cette capacité en test et pouvoir le faire parler et dire de quel organe elles dérivent. C'est possible, mais c'est une innovation qui nécessite encore du travail et de l'argent", avance la cancérologue Patrizia Paterlini-Bréchot dans le Grand Soir 3.

Il faut investir dans le diagnostic

Ce test coûte 486 euros et n'est pas remboursé "parce que c'est encore trop neuf. Mais le coût est extrêmement bas par rapport à des tests similaires américains beaucoup moins précis. S'il pouvait se démocratiser, son coût serait encore réduit. On aimerait à terme que ce test soit fait de façon banale lors de tout contrôle de santé", explique la professeure. "Ce test sert de signal d'alarme pour aller mettre le patient sous surveillance et détecter précocement une tumeur à opérer précocement".

Patrizia Paterlini-Bréchot regrette que "les trois quarts des centaines de milliards de dollars investis contre le cancer soient dépensés pour le développement de nouveaux traitements et un quart seulement pour le développement de nouveaux diagnostics alors que les victoires contre le cancer sont surtout dues au diagnostic précoce".