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Planète Géo. Agadez veut renaître

Agadez, la ville qui rêve de retrouver sa grandeur : située dans le nord du Niger, à 1000 kilomètres de la capitale Niamey, elle fit la gloire du Paris-Dakar...Mais depuis plusieurs années maintenant, Agadez est tombée dans l’oubli, classée en zone rouge, à cause de la menace djihadiste aux frontières du pays.

Agadez, la porte du Ténéré

"La ville qui vivait grâce au tourisme a été oubliée depuis qu’elle est entourée de régions formellement déconseillées à cause de la présence de jihadistes" : Alissa Descotes-Toyosaki et le photographe Pascal Maître sont retournés dans cette ville inscrite au patrimoine mondial de l'Humanité depuis 2013.

Dans le magazine Géo, tous deux racontent la destinée de cette cité aux ruelles étroites où la terre et les murs sont ocres, les maisons à toits plats faites en banco, ce mélange d’argile et de paille.
"Cette ancienne cité caravanière a toujours été un carrefour du commerce transsaharien, elle a vécu du tourisme, jusque dans les années 1990. Le Paris-Dakar en a fait sa gloire."

Passage obligé des migrants

Agadez, point de passage pour les migrants en partance pour la Libye.
Agadez, point de passage pour les migrants en partance pour la Libye. (Géo Pascal Maître)

Ils seraient plus de 900 qui rêvent de rejoindre l’Europe. Accueillis et pris en charge par les autorités régionales, ils bénéficient de l’assistance humanitaire de l’UNICEF et de la Croix-Rouge d’Agadez.

Retrouver la splendeur du passé

Fin 2015, la communauté européenne a promis de verser une aide de 108 millions d’euros pour inciter les passeurs à se recycler.
De son côté, le Niger a débloqué 60 millions d’euros pour rénover les infrastructures : des panneaux solaires sont apparus sur le boulevard Kaocen et l'aéroport apporte une bouffée d'air : Niger Airlines dessert la ville quatre fois par semaine, depuis Niamey.

La population croit à une reprise de l’activité touristique…mais le Quai d’Orsay déconseille d’y aller.

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