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Nouveau monde. Quand les objets connectés aident à confondre les criminels

Les autorités du Connecticut viennent de résoudre un crime grâce à un bracelet Fitbit, qui enregistre l’activité physique. Un homme accusait un cambrioleur d’avoir tué sa femme d’un coup de fusil, en 2015, mais il s’avère qu’il avait en fait inventé cette histoire et assassiné lui-même son épouse (source : CNN). Celui-ci a été confondu grâce au bracelet connecté que portait la victime.

L’homme affirmait que sa femme était sortie de la maison puis qu’elle était revenue et qu’elle avait surpris le cambrioleur qui avait alors ouvert le feu. En réalité, son bracelet connecté, qui enregistre tous ses mouvements en comptant les pas, a montré que l’épouse n’avait pas quitté son domicile. En revanche, l’analyse du téléphone portable et de l’ordinateur du mari ont permis d’établir que lui se trouvait bien à son domicile. C’est donc le mari qui aurait tué sa femme avant d’inventer cette histoire de cambrioleur.

Les objets connectés comme preuves

Ce n’est pas la première fois que ce genre de situation survient. Le bracelet Fitbit, qui enregistre non seulement les déplacements mais également l’état de stress, a également permis de contredire une fausse accusation de viol en Pennsylvanie. On se souvient également de l’affaire concernant l’assistant vocal Amazon Echo, en décembre dernier, lorsque la police avait demandé à récupérer les enregistrements audio afin d’élucider une affaire de meurtre dans une maison.

Aujourd’hui, tous les objets connectés (Bracelets connectés, téléphones mobiles, serrures connectées, voitures connectées à la maison et même… sextoys connectés) enregistrent nos faits et gestes et laissent des traces. Tous ces objets produisent des données. S’il s’agit bien de données personnelles, celles-ci peuvent constituer des éléments de preuves dans le cadre d’enquêtes judiciaires.