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Nouveau monde. L’intelligence artificielle au cours d'un entretien d’embauche

Depuis un an, le géant anglo-nééerlandais de l’agroalimentaire Unilever utilise le programme d’une start-up américaine, HireVue, pour sélectionner ses futurs employés, selon Business Insider. Comment ça se passe ? Le programme pose des questions au candidat (sur sa motivation, sur ce qu’il ferait dans certaines situations, etc.) et il analyse les réactions physiques (body language) de la personne. Un algorithme de reconnaissance faciale examine le sourire, les yeux, les mouvements de tête etc, afin de voir si le candidat est enthousiaste.

Gain de temps

Ce dispositif permet essentiellement de gagner du temps. En un an, 250 000 candidats ont eu droit à cet entretien virtuel pour tenter d’intégrer Unilever et le temps moyen passé à examiner les demandes aurait baissé de 75%. Unilever souligne également le bénéfice en termes de diversité : cela aurait fait grimper le nombre d’embauches de personnes non-blanches de manière significative. En effet, une intelligence artificielle, à condition d’être bien programmée, n’a pas d’a priori. A noter que la procédure de recrutement repose aussi sur d’autres épreuves, dont un entretien avec une personne réelle qui reste l’étape ultime.  

L’IA au service du recrutement

D’autres entreprises commencent à utiliser des chatbots, les robots conversationnels sur Messenger, pour le recrutement. Par exemple, le spécialiste du voyage Marco Vasco vient de mettre en place une campagne pour recruter 40 postes de conseillers. Cela permet de faire une première sélection. De son côté, la start-up française Clustree propose aux grands groupes un système capable de dénicher les meilleurs profils pour des postes donnés, dans le cadre de recrutements internes ou externes. Bref, l’intelligence artificielle est en train de devenir la meilleure alliée des recruteurs et peut-être aussi des candidats à l’embauche.    

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