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Chroniques du ciel. Un avion de Delta Airlines frôle le cyclone Irma

Était-il totalement inconscient, courageux ou sous pression de ses dirigeants ? Toujours est-il qu’un équipage de la compagnie américaine Delta Airlines, est allé cette semaine flirter avec les vents violents de l’ouragan Irma, alors classé en catégorie 5.

Un vol risqué très suivi sur les réseaux sociaux

Sur les réseaux sociaux, le vol Delta Airlines venu de New York et qui a réussi à se poser sur l'île de Porto Rico, a passionné les internautes du monde entier. Tout a commencé avec le tweet de Jason Rabinowitz, un bloggeur expert en aviation, les yeux visiblement rivés sur l’application Flight Radar, qui permet de visualiser le trafic aérien mondial en temps réel.

"Vous êtes sûr de vouloir aller jusqu'à San Juan en plein ouragan de catégorie 5 Delta Airlines ? Tout le monde a fait demi-tour", s’est exclamé le bloggeur, capture d’écran à l’appui. A partir de ce tweet, Jason Rabinowitz a tenu les internautes en haleine, minute par minute, allant même jusqu'à sortir les pop-corn virtuels. Va-t-il redécoller à temps, avant qu’Irma ne se déchaîne sur l’Ile ? D’autant que l’appareil avait quitté JFK avec une demi-heure de retard sur son horaire prévu.

Finalement le Boeing 737 de Delta Airlines s’est bien posé à Porto Rico

Un atterrissage réussi avant un temps d’escale extrêmement court, digne des meilleures compagnies low cost. Il est reparti vers New York en se glissant entre la bande pluie de l’ouragan et son centre.

Dans un communiqué publié sur son site internet, Delta Airlines s’est expliquée sur ce vol.
"Les vents étaient autour de 24 nœuds, avec des rafales à 31 nœuds, bien en dessous des limites au-delà desquelles un Boeing 737 ne peut plus voler en toute sécurité", a assuré la compagnie, et d’ajouter : "Notre équipe météo est la meilleure du monde".

L’œil du cyclone et le "stadium effect"

Au-delà de ce vol régulier, plusieurs avions de l’Agence Américaine d’observation océanique et atmosphérique ont traversé le cyclone Irma, cette semaine.
Des vidéos et des photos montrent aussi l’intérieur de l’œil du cyclone. Sa taille donne l’impression d’être au milieu d’un stade gigantesque, d’une trentaine de kilomètres de diamètre, ce que les spécialistes appellent le "stadium effect".  

Alors bien évidemment, ces pilotes sont habitués et les avions conçus pour résister à des vents très violents. Le risque, ce n’est pas le vent en tant que tel s’il est laminaire, mais plutôt les orages. Des orages et des impacts de foudre que les pilotes visualisent sur les écrans de leur radar météo.

A noter encore que pour la première fois, un A400M de l’Armée de l’air va participer aux opérations de secours aux Antilles. Une aide précieuse, au regard des 25 à 30 tonnes de charge que peut emporter l’avion de transport militaire.  

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