L'incident avait marqué l'entre-deux-tours des législatives : l'agresseur présumé de Nathalie Kosciusko-Morizet a comparu, mardi 11 juillet, devant le tribunal correctionnel de Paris pour violences et outrage "sur personne chargée d'une mission de service public". Après une altercation sur un marché parisien, le 15 juin, la candidate avait dû être hospitalisée. Mardi, le procureur a requis quatre mois de prison avec sursis et une amende de 1 500 euros. Le jugement a été mis en délibéré au 7 septembre. Revivez l'audience dans notre direct.
"Il a été d'emblée hyper agressif". Présente à l'audience, NKM a donné sa version des faits, affirmant que Vincent Debraize l'avait "giflée avec les tracts". "Il m'a donné un coup et je suis tombée en arrière, je ne me souviens plus ensuite", a-t-elle déclaré, mardi après-midi.
Le prévenu nie les faits. Vincent Debraize, 55 ans, maire sans étiquette d'une petite commune de Normandie, "a reconnu avoir insulté" la candidate LR, mais conteste "tout contact physique" comme l'affirme l'ancienne députée de l'Essonne. Il avait pris la fuite après les faits mais avait rapidement pu être identifié à partir de témoignages, de photos et de la vidéosurveillance.
Malaise de NKM. L'ancienne ministre de l'Ecologie de Nicolas Sarkozy avait perdu connaissance plusieurs minutes, sous une forte chaleur. Revenue à elle, elle avait été conduite, pour subir des examens, à l'hôpital Cochin, où le Premier ministre Edouard Philippe lui avait rendu visite. Les réactions politiques d'indignation et de soutien à NKM avaient afflué.
19h37 : Le procureur a requis quatre mois de prison avec sursis et 1 500 euros d'amende contre Vincent Debraize, accusé d'avoir agressé Nathalie Kosciusko-Morizet en juin dernier. Dans cet article, je reviens sur ce procès, où l'ex-députée LR a déclaré se souvenir d'une "énorme gifle".

(GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)
16h53 : Nathalie Kosciusko-Morizet, elle, est partie sans dire un mot. Merci d'avoir suivi ce fil.
16h54 : "Ce n'était pas de gaieté de cœur pour NKM", dit Me Dupeux, qui dénonce la "lâcheté" de V. Debraize. "A l'entendre, c'est lui la victime".

16h52 : Vincent Debraize : "Je n'ai jamais frappé NKM. J'ai pu dire mes vérités. Je suis satisfait."

16h52 : "On peut faire crédit à V. Debraize de la cohérence de ses déclarations." - avocat de la défense.

17h02 : L'agresseur présumé de Nathalie Kosciusko-Morizet et son avocat se sont exprimés à la sortie de l'audience.
16h40 : L'affaire est mise en délibéré au 7 septembre. L'audience est levée.
17h03 : Le jugement de l'agresseur présumé de Nathalie Kosciusko-Morizet sera rendu le 7 septembre.
16h28 : Il plaide la relaxe de son client, transmet la parole à l'autre avocat de V. Debraize, qui souligne que les témoins sont des militants.
16h27 : "Sur le certificat, il est seulement mention d'une contusion occipitale, mais aucune trace sur le thorax." Relance l'idée d'un malaise.
16h27 : La défense — "Quand on distribue des tracts, on n'est pas chargé d'une mission de service public." S'interroge sur les 48h de garde à vue.
17h03 : L'un des avocats de Vincent Debraize, l'agresseur présumé de Nathalie Kosciusko-Morizet, plaide la relaxe, rapporte notre journaliste Fabien Magnenou.
16h03 : Le procureur réclame quatre mois de prison avec sursis et une amende de 1500€.
16h03 : "Ces faits sont graves parce que M. Debraize s'est attaqué à un élu et que derrière cette agression, il y a le problème de la démocratie."
16h02 : Il décrit les photos et évoque une "position de défense" de la part de NKM. "Les faits de violence sont constitués."
16h02 : Le procureur retient la circonstance aggravante. "Il s'adressait à la députée", donc une personne chargée d'une mission de service public.
17h03 : Voici les réquisitions du procureur contre l'agresseur présumé de Nathalie Kosciusko-Morizet, jugé cet après-midi.
15h23 : #Justice expert psy #Debraize "hypertrophie du Moi, dvpt d'une fausse modestie superficielle, méfiance, autocritique impossible" #Voilà
15h23 : #Justice Debraize expert Psy "Aucune empathie à l'égard de la victime , aucun recul, aucune remise en question"
15h23 : L'expertise psychiatrique de Vincent Debraize évoque, entre autres, une "hypertrophie du moi" et traits de paranoïa.
17h03 : L'expertise psychiatrique n'est pas tendre avec l'agresseur présumé de Nathalie Kosciusko-Morizet, jugé en ce moment-même, relèvent nos journalistes Fabien Magnenou et Laurence Barbry.
15h02 : "L'expression 'bobo de merde' est prononcée, selon NKM. Revendiquée de Zemmour." (Et non 'bobo de droite', nuance)
15h02 : ... il m'a donné un coup et je suis tombée en arrière, je ne me souviens plus ensuite."
15h03 : "Je suis revenue car il m'a dit qu'il était maire. Hyper agressif. Il m'a giflée avec les tracts. Quasiment au même moment...
15h02 : Au tour de NKM. "Vincent Debraize a été d'emblée très agressif. Les personnes qui m'accompagnaient ont proposé de l'écarter."
15h03 : Au tour de Nathalie Kosciusko-Morizet de donner sa version de son agression devant le juge. Notre journaliste Fabien Magnenou est toujours sur place.
14h10 : Il accuse NKM de lui avoir dit à deux reprises : "Dégage connard", avec un regard satisfait. "J'étais interloqué et surpris."
14h07 : "A côté, un militant s'avance et dit : 'Je vais lui péter la gueule'. Puis elle vient me parler alors que je veux continuer ma route".
14h05 : Il s'avance à la barre et livre son récit. "Je lui demande pourquoi elle se présente dans la circonscription."
14h04 : V. Debraize évoque une altercation. "Zemmour a raison, vous êtes une bobo de droite sans ligne directrice".
14h04 : D'autres témoins disent que V. Debraize a poussé les tracts vers le visage de NKM. Elle se protège de la main droite, qui heurte le visage.
14h04 : En tombant, la tête de NKM aurait heurté le sol. Elle est alors restée inanimée. V. Debraize prend la fuite, selon des témoins.
14h03 : Selon NKM, Debraize était "agressif" et utilisait "l'expression de Zemmour, 'bobo de merde'". Il aurait frappé au thorax, puis l'élue chute.
14h03 : ll avait agressé Nathalie Kosciusko-Morizet pendant la campagne des législatives. Vincent Debraize est jugé aujourd'hui. Notre journaliste Fabien Magnenou est sur place.