La ministre du Travail Muriel Penicaud, à l\'Assemblée nationale, en juillet 2017.
La ministre du Travail Muriel Penicaud, à l'Assemblée nationale, en juillet 2017. (BERTRAND GUAY / AFP)

Affaire Business France : la ministre du Travail Muriel Pénicaud se défend une nouvelle fois de toute implication

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, se défend une nouvelle fois mercredi 12 juillet dans l'affaire Business France, enquête qui porte sur des soupçons de favoritisme dans l'organisation d'une soirée à Las Vegas en janvier 2016, lors d'un déplacement d'Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie.

"Un audit a exclu toute implication" de la ministre

Dans un communiqué, l'avocat de Muriel Penicaud répète que la ministre, directrice générale de Business France au moment des faits en janvier 2016, "n'a pas participé à la passation des marchés pour cette soirée", la French tech Night, à Las Vegas.

"Informée a posteriori de dysfonctionnements possibles, elle a diligenté un audit externe confié au cabinet Ernst&Young. Cet audit, après plusieurs mois de travail, a clairement exclu toute implication de la directrice générale dans le processus de validation des budgets ou de signature de l’éventuel bon de commande", poursuit le communiqué.

Alors que Le Canard enchaîné,  mercredi 12 juillet, prétend qu'un second rapport d'Ernst & Young met en cause Muriel Pénicaud, son avocat répond que ce document ne met "absolument pas en cause" sa cliente. "Il conclut la concernant : 'S’agissant du dirigeant de Business France, il n’a pas été identifié de participation personnelle de celui-ci dans le cadre du marché, que ce soit au stade de l’attribution ou de l’exécution'."

"Un cas isolé, pas un problème structurel"

L'avocat de Muriel Pénicaud précise également que l'Inspection générale des finances a, dans un rapport, conclu que "les dysfonctionnements constatés à l’occasion de la French Tech Night constituent 'un cas isolé', mais qu’au-delà de ce cas d’espèce, 'Business France respecte les règles de la commande publique'. Il s’agit donc bien d’une erreur ponctuelle, mais pas d’un problème structurel".

L'établissement public Business France est soupçonné de ne pas avoir fait d'appel d'offres pour l'organisation d'une soirée lors d'un déplacement d'Emmanuel Macron à Las Vegas, alors ministre de l'Économie, confiée au géant de la communication Havas. Une information judiciaire a été ouverte pour favoritisme.