La Première ministre polonaise, Beata Szydlo, parle lors d\'une conférence de presse après un sommet des leaders européens, le 10 mars 2017 à Bruxelles (Belgique).
La Première ministre polonaise, Beata Szydlo, parle lors d'une conférence de presse après un sommet des leaders européens, le 10 mars 2017 à Bruxelles (Belgique). (DURSUN AYDEMIR / ANADOLU AGENCY / AFP)

Quand la Première ministre polonaise se moque de la faible popularité de François Hollande

"Je suis supposée prendre au sérieux le chantage d'un président dont le taux de popularité est à 4% et qui ne sera bientôt plus président ?" La remarque, concernant François Hollande, est cinglante. Rapportée par le Guardian (en anglais), elle a été prononcée par Beata Szydlo, Première ministre polonaise, après un échange tendu lors d'un sommet des leaders européens à Bruxelles, le 10 mars.

Ce qui a déclenché la colère de l'élue polonaise ? La proposition d'Angela Merkel et François Hollande d'une Europe "à plusieurs vitesses". L'idée présentée par Paris et Berlin était d'être "capable d'avancer plus vite à quelques-uns", selon François Hollande, car l'Europe a "montré qu'elle n'était pas capable de prendre des décisions au bon moment".

Echanges tendus

"Nous n'accepterons jamais de parler d'une Europe à plusieurs vitesses", a alors prévenu la Première ministre polonaise, estimant que cela "compromettrait l'intégrité" de l'UE et refusant ainsi de signer les conclusions de cette réunion. François Hollande a réagi après ce refus. "M. Hollande a souligné que la Pologne était l'un des plus grands bénéficiaires des fonds structurels européens", explique le Financial Times (en anglais), provoquant ainsi les moqueries de Beata Szydlo sur la faible popularité du président français.