Le président de la République Emmanuel Macron, à l\'Elysée, le 12 juin 2017.
Le président de la République Emmanuel Macron, à l'Elysée, le 12 juin 2017. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Syrie : Emmanuel Macron ne voit pas de "successeur légitime" à Bachar Al-Assad

A quelques heures d'un nouveau Conseil européen à Bruxelles, voilà des propos qui ne manqueront pas de faire réagir. Dans un long entretien accordé à plusieurs journaux européens (dont Le Figaro), à paraître jeudi 22 juin, Emmanuel Macron présente une vision plus nuancée que son prédécesseur sur la question syrienne.

"Le vrai aggiornamento que j'ai fait sur ce sujet, explique le nouveau locataire de l'Elysée, c'est que je n'ai pas énoncé que la destitution de Bachar Al-Assad était un préalable à tout. Car personne ne m'a présenté son successeur légitime !" 

En Syrie, Emmanuel Macron fixe deux priorités. "Un : la lutte absolue contre tous les groupes terroristes. Ce sont eux, nos ennemis. (...) Deux : la stabilité de la Syrie, car je ne veux pas d’un Etat failli."

" Si vous ne faites pas respecter les lignes rouges, vous décidez d’être faible "

Pour cela, il dit avoir "besoin de la coopération de tous", et "en particulier de la Russie." Sur la question des armes chimiques, là aussi le nouveau chef de l'Etat se distingue de François Hollande. "S'il est avéré que des armes chimiques sont utilisées sur le terrain et que nous savons en retracer la provenance", alors oui, la France pourra frapper seule "pour détruire les stocks d'armes chimiques identifiés".

Avant de se justifier : "Quand vous fixez des lignes rouges, si vous ne savez pas les faire respecter, vous décidez d'être faible. Ce n'est pas mon choix", prévient-il. (...) "Je l’ai dit très clairement à Vladimir Poutine, je serai intraitable sur ces sujets."

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