Bernard Cazeneuve et Edouard Philippe s\'embrassent lors de la passation de pouvoirs à Matignon (Paris), le 15 mai 2017.
Bernard Cazeneuve et Edouard Philippe s'embrassent lors de la passation de pouvoirs à Matignon (Paris), le 15 mai 2017. (JULIEN MATTIA / NURPHOTO)

DIRECT. "Plus que le parti, il y a le pays", affirme Edouard Philippe après sa nomination au poste de Premier ministre

Edouard Philippe était l'invité du "20 heures" de TF1, lundi 15 mai, quelques heures à peine après sa nomination au poste de Premier ministre. Le député-maire Les Républicains du Havre était le grand favori, mais sa nomination a semé le trouble à gauche comme à droite. "Je crois beaucoup à la légitimité des partis. Mais plus que le parti, il y a le pays, a expliqué le nouveau Premier ministre. J'ai réfléchi, j'ai consulté un peu et je me suis dit que la situation était suffisamment unique pour tenter quelque chose qui ne l'a jamais été."

Ce direct est terminé. Retrouvez ici les dernières informations du mardi 16 mai. 

"La réussite de nos deux pays est profondément liée", a affirmé Emmanuel Macron, aux côtés de la chancelière allemande, Angela Merkel. Le nouveau président s'est rendu à Berlin, lundi 15 mai, pour sa première visite officielle à un dirigeant étranger. 

Une passation de pouvoir sereine. Bernard Cazeneuve et Edouard Philippe ont pris la parole dans la cour de Matignon, évoquant l'estime et l'amitié qu'ils ont l'un pour l'autre en dépit de leurs divergences politiques. "Je suis un homme de droite", a ainsi rappelé le nouveau Premier ministre, après que son prédécesseur a déclaré se définir comme "un homme de gauche".   

Le gouvernement annoncé mardi. Après la nomination d'Edouard Philippe au poste de Premier ministre, le nouveau gouvernement sera dévoilé mardi en fin d'après-midi ou en début de soirée par le secrétaire général de l'Elysée, selon les informations recueillies par franceinfo.

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#GOUVERNEMENT

22h04 : "Je suis venu dire aux policiers, le plus simplement possible, qu'on pense tous à eux."


Pour sa première visite officielle, quelques heures après sa nomination, Edouard Philippe s'est rendu à la préfecture de police de Paris. Il s'est notamment recueilli devant le monument aux morts de l'institution.



(CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

21h46 : Avant de recevoir Edouard Philippe à l'Elysée pour réfléchir à la composition du futur gouvernement, Emmanuel Macron commencera la journée de demain avec du sport. Il accueillera les membres de la commission d'évaluation du Comité international olympique, à 8h15, pour soutenir la candidature de Paris en vue des Jeux de 2024.

21h04 : "Je ne vois pas l'utilité et l'intérêt des ordonnances. Ce qui m'importe surtout, c'est que les organisations syndicales, les partenaires sociaux, soient consultés, qu'ils soient intégrés à la concertation."

Alors que le gouvernement entend recourir aux ordonnances, la CFE-CGC lance un appel à la "concertation".

20h56 : Sur France 2, le chef de file des Républicains, François Baroin, a joué la carte de la sérénité face au choix d'Edouard Philippe, élu de son parti, de rejoindre Matignon. Voici son interview en intégralité.





(FRANCEINFO)

20h55 : Edouard Philippe a-t-il une idée claire de sa future équipe ? Sur TF1, le nouveau Premier ministre a assuré être "en train de constituer un gouvernement rassembleur de compétences" et laissé entendre que rien ne serait bouclé jusqu'à l'annonce officielle, demain.

20h34 : On respire un grand coup et on fait un nouveau point sur l'actualité (très politique) de la journée :

Emmanuel Macron a désigné Edouard Philippe comme Premier ministre. Lors de son arrivée à Matignon, le maire Les Républicains du Havre s'est présenté comme "un homme de droite".

• Le choix d'Edouard Philippe sème le trouble à gauche ainsi qu'à droite, où une vingtaine d'élus, dont Christian Estrosi et Nathalie Kosciusko-Morizet, appellent à "répondre à la main tendue" par Emmanuel Macron.


• Pour son premier voyage officiel, en Allemagne, Emmanuel Macron a dit vouloir construire une relation de "confiance" avec Angela Merkel, pour mener à bien son "projet résolument européen".

• La cyberattaque inédite qui a fait plus de 200 000 victimes dans le monde semble désormais largement contenue, même si des récidives sont possibles. L'activité sur l'usine Renault de Douai (Nord) doit reprendre demain matin.

20h30 : la première heure de la vie d'après #merciBernard

20h30 : Et pendant ce temps, l'équipe de Bernard Cazeneuve tourne la page de Matignon à la terrasse d'une brasserie parisienne.

20h27 : "Je crois beaucoup à la légitimité des partis. Mais plus que le parti, il y a le pays."

Sur TF1, le locataire de Matignon met en avant son expérience de maire, une fonction qui, selon lui, implique de travailler avec des élus de tous bords.

20h26 : Edouard Philippe sera-t-il exclu des Républicains ? Cette discussion n'a "pas lieu d'être", selon François Baroin, qui dit simplement "regretter" le choix "personnel" du maire du Havre.

20h26 : "S'il choisit un Premier ministre de droite, c'est qu'il donne une inclinaison."

Invité du "20 heures" de France 2, le leader des Républicains pour les législatives se dit "zen" après la nomination d'Edouard Philippe par Emmanuel Macron. Il se contente d'indiquer que la "meilleure solution" est de voter pour les candidats de la droite et du centre.

20h19 : "Les ordonnances n'excluent pas la discussion parlementaire."

Sur TF1, Edouard Philippe justifie le recours aux ordonnances par le fait qu'"une bonne réforme est pensée, annoncée, discutée et rapidement exécutée".

20h21 : "Il y a un droit du travail qui apparaît très protecteur, mais qui ne protège pas beaucoup les salariés. On ne peut pas ne rien faire."

Interrogé sur le projet d'Emmanuel Macron de réformer le droit du travail par ordonnances, le Premier ministre s'inscrit dans les pas du président.

20h09 : "Je suis un homme de droite parce que je pense que la valeur cardinale de la vie en société est la liberté : la liberté économique, la liberté de penser, la liberté d'expression..."

Le Premier ministre explique son ancrage à droite par son attachement au "rôle et à l'autorité de l'Etat".

20h11 : "J'ai réfléchi, j'ai consulté un peu et je me suis dit que la situation était suffisamment unique pour tenter quelque chose qui ne l'a jamais été."

20h10 : "J'ai déjeuné avec le président de la République et il m'a indiqué qu'il allait faire procéder à l'annonce de cette nomination."


Sur TF1, le nouveau locataire de Matignon indique avoir été "honoré" d'être choisi par Emmanuel Macron.

20h02 : @anonyme : C'est très peu probable, à une exception près : l'ancien ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, comme nous l'expliquions ici.

20h02 : Bonsoir, est-il possible de retrouver demain des ministres du gouvernement Cazeneuve ?

19h57 : Aux côtés d'Angela Merkel, Emmanuel Macron a estimé que l'Europe avait "besoin d'un temps historique" de "refondation".





(FRANCEINFO)

19h53 : Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-Louis Borloo annoncent qu'ils signent à leur tour l'appel d'élus de droite à saisir "la main tendue" d'Emmanuel Macron.

19h52 : @iJo : Nous ne savons encore rien de l'agenda d'Edouard Philippe au-delà des prochaines 24 heures. D'ici là, il aura pour mission de réfléchir à la composition de son futur gouvernement. Le nouveau Premier ministre en dira peut-être plus dans quelques minutes sur le plateau du journal de 20 heures de TF1.

19h51 : Merci pour ce live! Le premier ministre a-t-il lui aussi un programme chargé de prévu ces prochains jours?

19h44 : @coco : Disons que c'est un travail d'équipe. Les nominations gouvernementales sont régulièrement précédées de rencontres entre le président et le Premier ministre. En février 2016, le communiqué de l'Elysée concernant le remaniement avait ainsi débuté par la formule "Sur proposition de Manuel Valls...".

19h44 : Question surement bête d'une novice... Emmanuel Macron vient de dire qu'il nommera son gouvernement demain... ce n'est pas le premier ministre qui "choisit" ses ministres?

19h40 : Le point presse franco-allemand est désormais terminé. On retiendra notamment le "bonne chance" adressé par Angela Merkel à Emmanuel Macron en vue des législatives, qui auront un impact sur la "capacité à agir" du nouveau président.




(FRANCEINFO)

19h36 : Pour rappel, vous pouvez regarder la conférence de presse commune d'Emmanuel Macron et Angela Merkel dans notre direct.

19h37 : Interrogé sur la nomination du Républicain Edouard Philippe à Matignon, Emmanuel Macron indique qu'il entend s'abstenir de commenter la politique française lorsqu'il est à l'étranger. Il se contente d'une phrase : "La recomposition politique se poursuit et se fera dans le cadre que le peuple français a voulu avec mon élection."

19h32 : Aux côtés d'Emmanuel Macron, Angela Merkel se dit prudemment "prête" à des "modifications des traités" européens. Un réformisme qui doit plaire au chef de l'Etat français, qui souhaite la création d'un Parlement de la zone euro.

19h36 : Commentant l'accueil enthousiaste qui a entouré la réception d'Emmanuel Macron à Berlin, Angela Merkel cite l'écrivain Hermann Hesse : "Au début de toute chose, il y a un charme." Et elle ajoute : "Ce charme ne durera que si les résultats sont à la clé."

19h35 : "C'est émouvant, ça me touche beaucoup."

Interrogé sur le comité d'accueil festif qui l'attendait devant la chancellerie - une première pour un chef d'Etat, selon un journaliste allemand -, le président français estime que "ceux qui croient en l'Europe doivent apporter aux autres la preuve que l'Europe marche".

19h21 : "Nous sommes à un moment historique de l'Europe."


Evoquant la "montée des populismes" et "les populations qui doutent", le chef de l'Etat appelle à une "refondation" au sein de l'Union européenne et de la zone euro.

19h34 : "Je serai toujours un partenaire franc, direct et constructif, car je pense que la réussite de nos deux pays est profondément liée et que d'elle dépend la réussite toute entière de l'Europe."

Le chef de l'Etat dit vouloir "encore plus de confiance et de résultats concrets" entre la France et l'Allemagne.




(FRANCEINFO)

19h19 : "Il y a la nécessité d'avoir une Europe moins bureaucratique et qui protège."

Emmanuel Macron indique avoir discuté du droit d'asile et de la directive sur les travailleurs détachés avec Angela Merkel.

19h33 : "J'ai été élu sur un projet résolument européen et en défendant la relation franco-allemande."

Emmanuel Macron dit vouloir développer des relations "non pas d'opposition ou de chantage", mais de "confiance" envers l'Allemagne.

19h12 : "Nous devons réfléchir aux façons d'approfondir l'Union européenne existante."

Angela Merkel dit vouloir agir sur les dossiers européens en allant plus loin que la simple question du Brexit.

19h18 : "C'est un grand honneur que vous fassiez votre premier voyage pour venir nous voir."

Angela Merkel indique qu'un Conseil des ministres franco-allemand sera convoqué en juillet pour mettre sur pied des "projets communs".

19h08 : A l'issue de leur premier entretien officiel, Emmanuel Macron et Angela Merkel se présentent face aux caméras à Berlin. Vous pouvez suivre leur conférence de presse dans notre direct.

18h57 : "Vive Brigitte ! Je sais pas si elle est là mais je l'aaaaaaiiiime", s'emporte une jeune femme devant la chancellerie #MacronBerlin

18h57 : "Je l'ai vu! je l'ai vu !", jubile cette touriste française après l'arrivée de Macron à la chancellerie, qui se dit "totalement macronisée"

18h57 : A en croire le correspondant du Monde en Allemagne, Emmanuel Macron a été salué par quelques groupies à son arrivée à la chancellerie, à Berlin.

18h33 : Voici nos premières images d'Emmanuel Macron à Berlin, accueilli par la chancelière Angela Markel, qui a promis de le recevoir dans un "esprit d'ouverture et de grande sympathie".


(FRANCEINFO)

18h40 : Le programme des prochains jours se précise pour le nouveau président. Après son déplacement à Berlin, Emmanuel Macron rencontrera Edouard Philippe, demain matin, à l'Elysée, en vue de l'annonce du gouvernement, attendue en fin de journée. Mercredi, il dirigera son premier Conseil des ministres. Jeudi ou vendredi, il repartira à l'étranger, auprès des soldats français engagés au Mali.

18h31 : Emmanuel Macron se rendra "jeudi ou vendredi" auprès des troupes françaises au Mali, selon son entourage.

18h19 : @Tuyau : En effet. Ce film au long cours tourné entre 2004 et 2014 sera d'ailleurs à redécouvrir demain, à 23h10, sur France 3. "Je n'ai jamais eu l'intuition géniale de penser qu'il irait au sommet, c'était simplement le seul homme politique que je connaissais", raconte le (chanceux) réalisateur, ancien camarade de prépa d'Edouard Philippe, au Monde.




18h19 : Il y a eu un documentaire fait sur Edouard Philippe : "Edouard, mon pote de droite". Voir : http://www.lardux.net/article675

18h05 : Voici les principaux points de l'actualité de ce lundi à 18 heures :

Edouard Philippe est bien le Premier ministre d'Emmanuel Macron. Après la nomination du député maire LR du Havre, cet après-midi, une vingtaine de figures de son parti et de l'UDI appellent leur camp à "répondre à la main tendue" par l'exécutif.

• Emmanuel Macron, lui, est arrivé à Berlin pour son premier déplacement à l'étranger comme président. S'il est apprécié en Allemagne pour son amour de l'Europe, le nouveau président est prévenu : le ministère des Finances estime que "des changements de traités ne sont pas réalistes".


Les investitures se précisent à un mois du scrutin. Le FN a annoncé qu'il présenterait un candidat face à son allié de l'entre-deux-tours, Nicolas Dupont-Aignan. Marine Le Pen, elle, annoncera en fin de semaine si elle se présente.


• La vague mondiale de cyberattaques a déjà fait 200 000 victimes dans 150 pays, dont le groupe Renault, en France. La quasi totalité des usines ont repris leurs activités, exceptée celle de Douai (Nord). Vous trouverez ici quelques conseils pour que votre ordinateur ne soit pas infecté.

17h58 : Accueil #merkel #macron #berlin






18h00 : Angela Merkel accueille Emmanuel Macron à Berlin pour le premier déplacement international du nouveau président.

17h36 : "La place de la gauche n'est ni dans son gouvernement ni dans la majorité qui pourrait le soutenir."


Benoît Hamon souhaite "bonne chance et bon courage" à Edouard Philippe, mais marque son intention d'incarner l'opposition au nouveau Premier ministre. "Emmanuel Macron a clarifié l'orientation de son projet politique", estime son adversaire socialiste lors de la présidentielle, dans un communiqué.

17h32 : En 2014, Emmanuel Macron est nommé au ministère de l'Economie. Le choix d'un "ancien banquier de chez Rothschild" était alors raillé par... Edouard Philippe, alors député Les Républicains. Nous avons compilé trois fois où le nouveau Premier ministre a eu des déclarations critiques envers celui qui est devenu son président.

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