Truck and sign
Truck and sign (Walker EVANS)
Partenariat

Exposition : "Walker Evans", au Centre Pompidou, à Paris

Par son attention aux détails du quotidien et aux détails de la banalité urbaine, Walker Evans (1903-1975) a largement contribué à définir la visibilité de la culture américaine du 20ème siècle. Certaines de ses photographies sont devenues les icônes : ses photographies de l’Amérique en crise dans les années 1930, ses projets publiés dans le magazine Fortune dans les années 1940 et 1950 et sa définition du "style documentaire" ont influencé des générations de photographes et d’artistes.

Conçue comme une rétrospective de l’œuvre d’Evans dans toute sa complétude, l’exposition a pour ambition de mettre en évidence la fascination du photographe pour la culture vernaculaire.

Aux États-Unis, le vernaculaire définit des formes d’expression populaires ou communes employées par des gens ordinaires à des fins utilitaires. C’est tout ce qui se créé en dehors de l’art et des circuits de production principaux et finit par former une culture spécifiquement américaine.

Resort Photographer at Work
Resort Photographer at Work (Walker Evans)

Le vernaculaire comme sujet

La première partie de l’exposition réunit les principaux sujets du vernaculaire qu’Evans n’a cessé de traquer dès le début des années 30. Les lieux qu’il arpente sont des espaces de circulation sans qualité particulière : les grandes routes américaines, les trottoirs des villes, la typographie d’une enseigne, la devanture d’un petit commerce... Ceux qui habitent ses photographies ne sont jamais des personnes connues, mais des anonymes, sans nom et sans-grade. Les objets qui le fascinent ressortent de l’utilitaire le plus ordinaire, ils ont été fabriqués en série et sont destinés à la consommation courante.
Evans se passionne pour tous ces infimes détails du quotidien, cette culture invisible et non répertoriée, qui, à ses yeux, révèle une forme d’américanité.

 

Coney Island Beach
Coney Island Beach (Walker EVANS)

Le vernaculaire comme méthode

La suite de l’exposition montre comment il a lui-même adopté le mode opératoire ou les formes visuelles de la photographie vernaculaire en devenant occasionnellement, photographe d’architecture, de cartes postales, ou portraitiste de rue. Le vernaculaire ne constitue pas seulement un sujet, c’est aussi une méthode. Il a beaucoup regardé la photographie vernaculaire et s’en est largement inspiré pour ses propres projets.
Pour fixer l’allure des passants, il opère comme ces photographes de rue qui surgissent soudainement devant les promeneurs et prennent leur portrait. Et pour concevoir ses séries d’outils, de chaises en métal ou de masques africains, il se fait photographe de catalogues, spécialisé dans le packshot d’objets.

Le paradoxe d’Evans est qu’il adopte les formes ou les procédures de la photographie non artistique tout en revendiquant une démarche créative.

La rétrospective du Centre Pompidou retrace l’œuvre de l’artiste, des premières photographies de la fin des années 1920 jusqu’aux polaroids des années 1970. Découvrez plus de 300 tirages d'époque provenant des plus grandes collections internationales. À travers une centaine de documents et d’objets, cette rétrospective accorde également une large place aux collections de cartes postales, de plaques émaillées, d’images découpées, et d’éphéméra graphiques réunis par Walker Evans tout au long de sa vie.

Découvrez la visite virtuelle réalisée par Jean-Luc Grzeskowiak


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Pour plus d’informations rendez-vous sur le site du Centre Pompidou

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