Référendum en Turquie

Un référendum est organisé le 16 avril en Turquie. Il porte sur la modification de la Constitution et vise à remplacer le système parlementaire actuel par un régime présidentiel. Cette réforme pourrait notamment permettre au chef de l'Etat de nommer et révoquer les ministres, de promulguer des décrets et de déclarer l'état d'urgence.

Une telle réforme constitutionnelle renforcerait de facto les pouvoirs du président turc. Mais de son côté, Recep Tayyip Erdogan indique qu'un tel changement est nécessaire pour doter la Turquie d'un exécutif fort et stable, à même d'affronter une vague sans précédent d'attentats et des difficultés économiques.

Dans le cadre de la campagne électorale, plusieurs ministres turcs ont planifié des meetings dans plusieurs pays européens, pour s'adresser aux électeurs expatriés. Aux Pays-Bas, la venue du ministre des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu a été interdite le 8 mars par les autorités, provoquant une crise diplomatique entre les deux pays. L'Autriche, la Suisse, l'Allemagne et la Suède ont également interdit la tenue de tels meetings. 

En France, le ministre Cavusoglu a finalement tenu un meeting le 12 mars, à Metz (Moselle), suscitant des critiques de la part notamment de la droite et de l'extrême droite. 

Des ressortissants turcs manifestent devant le consulat turc de Rotterdam (Pays-Bas), le 11 mars 2017.
L'article à lire pour comprendre la crise diplomatique entre la Turquie et les Pays-Bas