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FRANCE 3

Ouragan Irma : une mère de famille tente de fuir à tout prix

Les bras réconfortants de  ses parents, elle en avait besoin après avoir connu l'apocalypse avec ses enfants la nuit du 5 septembre. "À 3h du matin je crois, on a senti qu'on allait mourir", témoigne Catherine Alonzeau depuis l'aéroport de Fort-de-France (Martinique). "On a mis les tables, les canapés, les matelas contre les fenêtres. Ce qui m'a vraiment marquée, c'est la pression, dès qu'il y avait une rafale : la pression descendait, et ça pétait les oreilles, c'était incroyable." Son appartement ne résistera pas, comme en témoignent ces photos. Le lendemain, c'est comme si ses enfants s'étaient réveillés dans un autre monde. "C'est vrai que c'était la guerre, tout le monde était en panique là-bas", témoigne l'un des enfants de Catherine. 

Plus de 150 personnes en attente

Alors dans ce contexte, cette mère de famille a un objectif : protéger ses enfants. Sur les conseils de sa petite soeur, elle se rend sans le moindre bagage à l'aéroport avec l'espoir de fuir. Sauf que voilà, comme elle, plus de 150 personnes attendent et elle ne fait pas partie des prioritaires. Après des heures d'attente, elle apprend qu'il n'y aura qu'un vol pour seulement 30 passagers. Alors elle tente le tout pour le tout : "J'ai crié 'et les handicapés?', parce que j'ai un enfant handicapé qui est autiste, et de là, il y a une autre maman qui a crié aussi qu'elle avait un enfant autiste, et le médecin a dit : 'l'autisme, ce n'est pas un handicap'. La maman a pété un câble, et c'est de là qu'on l'a fait rentrer, et que moi j'ai pu rentrer avec mes enfants ! ", se réjouit-elle. Ses enfants aujourd'hui en sécurité, Catherine envisage de retourner d'ici quelques semaines à Saint-Martin. 

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