Le bassin de natation utilisé pour les Jeux olympiques de Rio, le 5 février 2017.
Le bassin de natation utilisé pour les Jeux olympiques de Rio, le 5 février 2017. (PILAR OLIVARES / REUTERS)

EN IMAGES. Six mois après les Jeux de Rio, les infrastructures olympiques tombent déjà en ruine

Des pelouses de stade rongées par les vers, un bassin olympique à l'abandon ou encore des zones entières fermées au public : six mois après la fin des Jeux olympiques de Rio, au Brésil, certaines infrastructures sont laissées à l'abandon. Après le faste de la compétition (qui s'est déroulée en août dernier), la décomposition. Ces décors, dignes d'une ville fantôme, cristallisent la colère des habitants de la capitale qui se demandent quand ils pourront y accéder et s'indignent du gaspillage.

Du feu des projecteurs à l'état de décrépitude, il n'y a qu'un pas. Franceinfo a listé trois endroits en train de tomber en ruines. 

Le stade Maracanã

Il brillait de mille feux lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques : il est désormais fermé au public. The Guardian liste les importantes détériorations que le stade Maracanã a subies : "Les vers ont endommagé la surface de jeu, les fenêtres du stade ont été brisées, on a volé des éléments de cuivre aux murs et aux plafond et 10% des 78 000 sièges sont déchirés."

Vue aérienne du stade Maracanã, qui a accueilli les cérémonies d\'ouverture et de fermeture des Jeux olympiques, photographié le 12 janvier 2017.
Vue aérienne du stade Maracanã, qui a accueilli les cérémonies d'ouverture et de fermeture des Jeux olympiques, photographié le 12 janvier 2017. (NACHO DOCE / REUTERS)

Une vue aérienne des tribunes du stade Maracanã, où des sièges se sont décrochés, le 12 janvier 2017.
Une vue aérienne des tribunes du stade Maracanã, où des sièges se sont décrochés, le 12 janvier 2017. (NACHO DOCE / REUTERS)

Les portes de l'édifice mythique, dont la rénovation pour la Coupe du monde de foot, en 2014, avait coûté 350 millions d'euros, resteront closes jusqu'à ce qu'un compromis soit trouvé entre le comité Rio 2016 et les concessionnaires du stade, le groupe de divertissements américain AEG et l’entreprise brésilienne de BTP Odebrecht. Ces derniers ont donné au premier la gestion du stade entre le 30 mars et le 30 octobre à condition de le rendre dans l'état dans lequel il avait été livré, une clause non respectée selon les plaignants, explique Le Monde.

Les piscines du Stade olympique aquatique

Un bassin d\'entraînement construit pour les JO de Rio, situé à l\'extérieur de la piscine olympique, photographié le 5 février 2017. 
Un bassin d'entraînement construit pour les JO de Rio, situé à l'extérieur de la piscine olympique, photographié le 5 février 2017.  (PILAR OLIVARES / REUTERS)

La pourriture, les insectes et la boue ont remplacé les nageurs dans les piscines du Stade olympique aquatique. Le Daily Mail rapporte que, moins d'un an après la fin des Jeux, tout est laissé dans un état d'abandon. Et pas de travaux de rénovation prévus, malgré les panneaux qui le laissent sous-entendre. 

Le bassin de natation utilisé pour les Jeux olympiques de Rio, le 5 février 2017.
Le bassin de natation utilisé pour les Jeux olympiques de Rio, le 5 février 2017. (PILAR OLIVARES / REUTERS)

Une vue aérienne du Centre aquatique olympique de Rio, le 15 janvier 2017.
Une vue aérienne du Centre aquatique olympique de Rio, le 15 janvier 2017. (NACHO DOCE / REUTERS)

Le terrain de golf

D'autres infrastructures, sans être à l'abandon, peinent à attirer les visiteurs. C'est le cas du parcours de golf, un sport très peu connu au Brésil. Il avait coûté près de 18 millions d'euros à la ville. "La signalisation pour arriver au site est inexistante et les promoteurs n'ont pas encore lancé de site internet dédié", rapportait l'AFP en novembre. 

Un panneau publicitaire fait la promotion de nouveaux appartements construits près du parcours de golf olympique, en novembre 2016.
Un panneau publicitaire fait la promotion de nouveaux appartements construits près du parcours de golf olympique, en novembre 2016. (YASUYOSHI CHIBA / AFP)

Le gérant du parcours, Neil Cleverly, explique désormais au Guardian que l'entreprise pour laquelle il travaille n'a pas été payée depuis deux mois par la Fédération brésilienne de golf. Résultat : les parcours sont inutilisés et deviennent, peu à peu, inutilisables. 

Des bâtiments en préfabriqué abandonnées aux abord du parcours du golf, le 23 novembre 2016. 
Des bâtiments en préfabriqué abandonnées aux abord du parcours du golf, le 23 novembre 2016.  (YASUYOSHI CHIBA / AFP)

Neil Cleverly, le gérant du parcours, enlève les mauvaises herbes pour éviter leur prolifération, le 23 novembre 2016.
Neil Cleverly, le gérant du parcours, enlève les mauvaises herbes pour éviter leur prolifération, le 23 novembre 2016. (YASUYOSHI CHIBA / AFP)