Le chef de l\'Etat a observé une minute de silence sur les lieux des attaques, du Stade de France au Bataclan, en passant par les cafés et restaurants visés deux ans plus tôt.
Le chef de l'Etat a observé une minute de silence sur les lieux des attaques, du Stade de France au Bataclan, en passant par les cafés et restaurants visés deux ans plus tôt. (ETIENNE LAURENT / AFP)

Hommage d’Emmanuel Macron aux victimes des attentats du 13-Novembre : "Je l’ai trouvé à l’écoute, j’espère que les actes suivront"

Emmanuel Macron a rendu hommage aux victimes des attentats du 13-Novembre 2015 à Paris et St-Denis, deux ans jour pour jour après les attaques terroristes les plus meurtrières de l’histoire du pays, avec 130 morts et plus de 400 blessés.

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L’émotion du président de la République sera l’une des images fortes de ces commémorations. Les larmes aux yeux, Emmanuel Macron a serré les familles des victimes dans ses bras. Stéphanie, rescapée du Bataclan, a apprécié le moment : "C’est beaucoup d’émotion de voir toutes ces familles, ces rescapés, meurtris. C’est vraiment difficile…"

"J’ai trouvé le Président à l’écoute"

Une voix égrène les noms des victimes. "Il y en a beaucoup trop, soupire Stéphanie. J’ai échangé quelques mots avec le Président. Je l’ai surtout remercié pour sa présence, très importante aux yeux des victimes et de leurs familles." Angoissée, Stéphanie n’a pas beaucoup dormi, la veille.

Alexandra, elle, a perdu son frère dans la salle de concert. Il était fleuriste. Ses parents aujourd’hui n’arrivent pas à prendre la succession et ont le sentiment d’être abandonnés. Aussi, Alexandra s’en est émue auprès du chef de l'Etat. "Je l’ai trouvé à l’écoute et j’espère que les actes suivront. Je veux que l’Etat nous prenne en charge : c’est à nous de monter des dossiers compliqués, de faire les démarches. On a l’impression d’être abandonnés. J’ai perdu mon frère, je ne veux pas perdre mes parents…"

Ne pas oublier, rester vigilant

Derrière les barrières, des centaines d’habitants des quartiers sont venus se recueillir. Diana, parmi eux, n’oublie pas : "J’ai toujours beaucoup de peine à passer devant le Bataclan, confie-t-elle. Mon ami Georges a perdu sa fille ici. C’est pour l’encourager moralement que je viens. C’est, poursuit-elle, important de se souvenir. Pour rester vigilant. Pour ne pas oublier. Et puis aussi parce que la vie continue."

La reconstruction, elle, sera longue : c’est une montagne à gravir et des ravins dans lesquels on bascule, disent les rescapés qui craignent qu’au fil des ans, on ne finisse par les oublier.

Le reportage de Gaële Joly
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