Des policiers du Raid cagoulés patrouillent dans les rues de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), le 18 novembre 2015. 
Des policiers du Raid cagoulés patrouillent dans les rues de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), le 18 novembre 2015.  (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

Les policiers autorisés, "à titre exceptionnel", à porter une cagoule en intervention

Les policiers pourront-ils avoir le visage dissimulé pendant certaines opérations ? Selon une note interne qu'a pu consulter Le Parisien, la Direction générale de la police nationale a tranché. "La cagoule ne doit être utilisée qu''à titre exceptionnel' (expression soulignée dans la note), 'le principe général' restant 'le travail à visage découvert'", rapporte le quotidien lundi 3 avril, citant des extraits de ce document adressé le 9 mars aux 66 000 membres de la sécurité publique. 

Le port de la cagoule ne pourra être autorisé que dans le cadre de "missions balisées : opérations en lien avec la radicalisation, le terrorisme, le grand banditisme, escorte de détenus sensibles, assistance à des services spécialisés...", énumère Le Parisien, précisant que le texte interdit le port de la cagoule pour "les agents chargés de prendre en compte les enfants lors d'une perquisition". "Enfin, chacun est tenu d'afficher son numéro de matricule", détaille encore Le Parisien. 

Une demande des policiers 

Pour expliquer ce souhait d'anonymat réclamé par les policiers, le quotidien évoque notamment l'assassinat d'un couple de policiers à leur domicile de Magnanville (Yvelines), le 13 juin 2016.  "Depuis un an, nous réclamions l'élargissement du port de la cagoule en nous heurtant à un mur. Il a fallu ce drame pour que l'on débouche sur un plan sécurité publique allant vers une plus grande anonymisation des procès-verbaux des fonctionnaires", selon le secrétaire national adjoint du syndicat Alliance, Benoît Barret, cité par Le Parisien.  

Ainsi, "l'administration a commandé quelque 80 000 exemplaires noirs en tissu jersey avec une ouverture ovale au niveau des yeux. Près des deux tiers seraient déjà arrivés dans les services", détaille le quotidien.