Un policier du Raid devant l\'aérogare d\'Orly-Sud (Val-de-Marne), le 18 mars 2017.
Un policier du Raid devant l'aérogare d'Orly-Sud (Val-de-Marne), le 18 mars 2017. (BENJAMIN CREMEL / AFP)

Attaque à l'aéroport d'Orly : l'assaillant était sous l'emprise de l'alcool et de drogues

Une fuite en avant destructrice sous l'emprise de l'alcool et de la drogue ? Les analyses toxicologiques réalisées, dimanche 19 mars, à l'issue de l'autopsie de Ziyed Ben Belgacem ont révélé qu'il avait consommé de la cocaïne, du cannabis et de l'alcool (0,93 gramme par litre de sang) avant d'attaquer, samedi matin, une militaire à l'aéroport d'Orly-Sud, selon les informations de France 2. 

Une révélation qui éclaire les circonstances de ce passage à l'acte "violent" et "destructeur", décrit par le procureur de la République de Paris, François Molins. L'assaillant est un Français d'origine tunisienne, âgé de 39 ans et condamné à plusieurs reprises pour des vols et pour trafic de stupéfiants. Il a été signalisé comme radicalisé au moment d'un passage en prison.

"Mon fils n'a jamais été un terroriste"

Un coran et un bidon d'hydrocarbure ont été retrouvés dans les affaires de l'assaillant au moment de l'attaque. Face aux militaires, il s'est dit prêt à "mourir" au nom d'Allah, au terme d'une équipée violente et solitaire à travers la banlieue parisienne.

Aucune complicité éventuelle n'a été établie pour le moment. Les gardes à vue d'un frère et d'un cousin de l'assaillant, qui s'étaient présentés d'eux-mêmes au commissariat, ont été levées dimanche soir, quelques heures après celle de son père, laissé libre dès samedi soir. Au micro d'Europe 1, ce dernier avait affirmé que son fils n'avait "jamais été un terroriste". "Jamais il n'a fait la prière ni ne boit. Et sous l'effet de l'alcool et du cannabis, voilà où on arrive", avait-il dit.

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