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FRANCE 2

Fusillade à Grasse : des gestes héroïques

Au plus fort de la panique, avant l'arrivée de la police, le premier à croiser le chemin du tireur c'est Akram. Il témoigne depuis son lit d'hôpital : "il avait un fusil à pompe et un 9mm." Akram va recevoir plusieurs plombs sur tout le corps, mais il réussit à s'enfuir pour donner l'alerte. Pour ses amis, c'est un héros. Mais le jeune homme est encore traumatisé par sa rencontre avec Killian : "J'ai cru que j'allais mourir. Ça ne va pas du tout là. À chaque fois que je ferme les yeux, je vois son canon en train de me viser", témoigne l'adolescent.

Le proviseur opéré

Un autre homme va s'interposer : le proviseur Hervé Pizzina. Il va tenter de raisonner Killian, de lui faire poser les armes. Il va recevoir une balle de pistolet dans le bras. Au lycée ce matin, tout le monde rend hommage à son courage. Hervé Pizzina a été opéré jeudi 16 mars, il se remet lentement de sa blessure. Si une catastrophe majeure a pu être évitée, c'est aussi grâce au comportement de tous. Un réflexe de solidarité qui a permis à chacun de se mettre en sécurité.