Des policiers de la Brigarde de recherche et d\'intervention (BRI), le 6 décembre 2016, à Paris. 
Des policiers de la Brigarde de recherche et d'intervention (BRI), le 6 décembre 2016, à Paris.  (BERTRAND GUAY / AFP)

"On a l'habitude de travailler sur des gens dangereux" : le chef à l'origine de l'interpellation du suspect de l'attaque des militaires à Levallois-Perret raconte

"On a l'habitude de travailler sur des gens particulièrement dangereux, qui peuvent être armés, trafiquants de stupéfiants, braqueurs." Frédéric Doidy, chef de l'Office central de lutte contre le crime organisé, n'en est pas à sa première interpellation lorsqu'il déclenche l'action de la BRI pour stopper le suspect de l'attaque contre des militaires à Levallois-Perret, mercredi 9 août, sur l'autoroute A16. Il raconte son arrestation sur France Inter, jeudi 10 août.

Il n'a pas obtempéré

Frédéric Doidy
chef de l'Office central de lutte contre le crime organisé

à France Inter

"La petite différence c'est que là, on a affaire à quelqu'un qui peut être porteur d'un gilet explosif", explique le policier. La prudence est de rigueur. L'Algérien, âgé de 36 ans, a lancé les hostilités en percutant "un véhicule de policiers, il a manqué de renverser un policier qui intervenait à ce moment-là. Il n'a pas obtempéré", relate Frédéric Doidy, avant de poursuivre : "À ce moment-là, même si la voiture n'est pas piégée, l'arme la plus dangereuse qu'il a en sa possession, c'est elle. C'est l'arme qu'il a utilisée le matin même pour écraser les militaires".

Le suspect, depuis blessé par balles notamment au niveau de la colonne vertébrale et à l'épaule, "a fait mine de prendre un objet à la ceinture". Dans la tête des hommes sur le terrain cela ne fait qu'un tour. "On peut analyser comme étant peut-être une arme, voire un engin explosif. Donc là il y a une ouverture du feu qui est réalisée. On ne sait pas s'il n'a pas d'autres projets funestes à exécution", relate Frédéric Doidy. Finalement le suspect n'est pas armé. Depuis, il est toujours hospitalisé, jeudi, au CHU de Lille dans le Nord, selon les informations recueillies par franceinfo de source judiciaire.

"La petite différence c'est que là on a affaire à quelqu'un qui peut être porteur d'un gilet explosif", Frédéric Doidy
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