Un militaire à proximité du lieu où un véhicule a foncé sur un groupe de militaires de l\'opération Sentinelle, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), le 9 août 2017.
Un militaire à proximité du lieu où un véhicule a foncé sur un groupe de militaires de l'opération Sentinelle, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), le 9 août 2017. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Militaires renversés à Levallois-Perret : le suspect, un Algérien âgé de 36 ans a été hospitalisé à Lille

L'homme soupçonné d'avoir renversé des militaires de l'opération Sentinelle, mercredi 9 août, à Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine, de nationalité algérienne a été hospitalisé. Blessé par balles notamment au niveau de la colonne vertébrale et à l'épaule, il a été pris en charge au CHU de Lille (Nord). Il doit subir une nouvelle opération jeudi, mais ses jours ne sont pas en danger. Sa garde à vue débutera dès que les médecins jugeront que son état de santé est compatible avec cette mesure.  Il est âgé de 36 ans. Il était "en situation régulière" sur le territoire français, a ajouté une source policière.

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Dès mercredi après-midi, des perquisitions ont été menées à son domicile à Bezons (Val-d'Oise), mais aussi dans d'autres points de chute que cet homme, inconnu des services de renseignement, aurait pu avoir en Ile-de-France. Du matériel informatique a notamment été saisi, dont un téléphone portable, indique cette source. Ces éléments sont en cours d'exploitation par les enquêteurs.

La BMW n'avait pas été louée à son nom

Les policiers s'intéressent également à l'entourage du suspect, qui est a priori célibataire et sans enfant, de même source. Parmi les pistes explorées : la BMW qui a servi à attaquer les six militaires à Levallois n'avait pas été louée à son nom.

Il a été interpellé en début d'après-midi sur l'autoroute A16, au volant de la BMW de location utilisée le matin même pour attaquer les six militaires. Selon nos informations, cet homme n'est pas fiché "S". Il était inconnu des services de renseignement, mais connu des services de police pour des petits délits. La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête.

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