De la viande de cheval dans une boucherie chevaline traditionnelle, à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 1er février 2013. 
De la viande de cheval dans une boucherie chevaline traditionnelle, à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 1er février 2013.  (GERARD JULIEN / AFP)

Un vaste réseau européen de trafic de viande de cheval démantelé

Ce coup de filet s'inscrit-il dans le prolongement du scandale des lasagnes à la viande de cheval qui avait touché de nombreux pays européens, dont la France, en 2013 ? Dimanche 16 juillet, Europol a annoncé le démantèlement d'un vaste trafic de viande de cheval en Europe, dans le cadre d'une enquête menée en Espagne. Le réseau disposait de ramifications dans huit pays européens, dont la Belgique, où le cerveau du réseau a été arrêté.

Selon le quotidien El Pais, l'opération visait en particulier un courtier néerlandais en viandes, Jan Fasen, déjà poursuivi par la justice française dans le scandale survenu quatre ans plus tôt. Mais Europol s'est pour sa part contenté d'évoquer "un homme d'affaires néerlandais", interpellé dans la station balnéaire de Calpe, à Alicante. L'agence précise qu'il était lui-même en lien avec le cerveau de l'opération, également néerlandais, installé en Belgique, toujours sans donner de nom.

Une nouvelle enquête ouverte en 2016 

Dans le cadre de cette enquête, "soixante-cinq personnes ont été arrêtées et poursuivies pour des délits tels que la maltraitance animale, la production de faux, des atteintes à la santé publique, le blanchiment d'argent et l'appartenance à une association de malfaiteurs (...)", précise Europol.

L'enquête a démarré en Espagne en 2016, à la suite de la détection par la garde civile d'activités suspectes en lien avec le marché de la viande de cheval. En avril 2017, les forces de l'ordre ont déclenché des opérations contre un réseau de trafic de viande de cheval inapte à la consommation humaine. Des opérations ont  alors été également menées de façon coordonnée en Belgique, en France, au Portugal, en Italie, en Roumanie, en Suisse et au Royaume-Uni.

La première affaire, qui avait démarré outre-Manche début 2013, avait mis en lumière la complexité et l'opacité des circuits d'approvisionnement et de transformation. Plusieurs grandes marques de surgelés avaient été touchées, dans un contexte de tromperie massive portant sur 750 tonnes de viande écoulée dans 13 pays européens, soit 4,5 millions de plats cuisinés, avait révélé à l'époque la direction générale de la répression des fraudes (DGCCRF).

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