L\'ancien Premier ministre, Bernard Cazeneuve, le 18 mai 2017 à Capendu (Aude).
L'ancien Premier ministre, Bernard Cazeneuve, le 18 mai 2017 à Capendu (Aude). (RAYMOND ROIG / AFP)

Les 5 infos des législatives aujourd'hui : la guerre Cazeneuve-Mélenchon, les difficultés de Valls, la suspension d'un candidat d'En marche !

Grands discours, petites phrases, propositions-chocs ou anecdotes… Chaque jour, franceinfo vous résume ce qu'il ne faut pas rater des élections législatives des 11 et 18 juin, après la victoire d'Emmanuel Macron à l'élection présidentielle. Voici l'essentiel à retenir ce lundi 29 mai.

1La plainte de Cazeneuve contre Mélenchon

La bataille des petites phrases entre Bernard Cazeneuve et Jean-Luc Mélenchon va bientôt se jouer devant les tribunaux. L'ancien Premier ministre a annoncé, dimanche, son intention de porter plainte contre le leader de la France insoumise pour "diffamation". Lors d'un discours à Marseille (Bouches-du-Rhône), où il se présente, Jean-Luc Mélenchon a accusé Bernard Cazeneuve de s'être "occupé de l'assassinat de Rémi Fraisse". Ce jeune opposant au projet de barrage de Sivens (Tarn) a été tué en 2014 par une grenade lancée par les forces de l'ordre, lorsque Cazeneuve était ministre de l'Intérieur.

2Le témoignage qui fragilise la défense de Richard Ferrand

C'est un témoignage embarrassant pour le ministre de la Cohésion des territoires. Interrogé par Le Parisien, l'avocat à l'origine de l'opération immobilière controversée dénonce un "enfumage" de la part du ministre. "La vraie question, c'est pourquoi Richard Ferrand n'a pas fait acheter l'immeuble par la mutuelle. C'était l'intérêt de celle-ci", avance Alain Castel, avant de lâcher : "J'ai tout de suite compris la manœuvre. Richard Ferrand allait louer l'immeuble à la mutuelle et il allait s'enrichir avec tous les travaux à la charge de celle-ci. Il faut appeler un chat un chat".

3Les difficultés de Manuel Valls à Evry 

Manuel Valls va-t-il sauver sa place à l'Assemblée nationale ? Selon un sondage Ifop-Fiducial pour Le Journal du dimanche et Sud Radio, l'ancien Premier ministre arriverait de peu en tête au premier tour (30%) et serait à égalité au second tour avec la candidate de la France insoumise, Farida Amrani. "Même si l’avantage est à l’ancien Premier ministre, l’incertitude est réelle. Le risque du 'tout sauf Valls' existe", note Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. 

4L'avance de Bruno Le Maire dans l'Eure

Sous la menace d'être éjecté du gouvernement en cas de défaite, Bruno Le Maire a dû respirer un grand coup en lisant le Journal du dimanche du 28 mai. Selon un sondage Ifop-Fiducial pour l'hebdomadaire dominical, le ministre de l'Economie récolterait 48% des suffrages au premier tour dans la première circonscription de l'Eure, contre 20% pour la candidate du Front national Fabienne Delacour. Au second tour, il l'emporterait largement, avec 76% contre 24%.

5La suspension d'un candidat d'En marche !

La campagne est déjà terminée pour Pierre Cabaré. Candidat de La République en marche dans la première circonscription de Haute-Garonne, il a été rattrapé par une vieille condamnation. En 2002, ce prothésiste dentaire avait écopé d'un an d'inéligibilité après le rejet de son compte de campagne. Un casier judiciaire incompatible avec les engagements du mouvement d'Emmanuel Macron, qui a suspendu son investiture.