Le successeur de Claude Bartolone sera élu mardi 27 juin par les 577 nouveaux députés lors de la séance inaugurale.
Le successeur de Claude Bartolone sera élu mardi 27 juin par les 577 nouveaux députés lors de la séance inaugurale. (MARTIN BUREAU / AFP)

Qui sont les quatre candidats pour présider l'Assemblée nationale ?

Les élections législatives à peine passées, l'Assemblée nationale va se chercher un nouveau président. Le successeur de Claude Bartolone sera élu, mardi 27 juin, par les 577 nouveaux députés lors de la séance inaugurale.

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Quatrième personnage de l'Etat, le président de l'Assemblée nationale joue un rôle incontournable dans l'organisation du travail parlementaire et dirige les débats lors des séances publiques. La Constitution lui confère, par ailleurs, le pouvoir de nommer trois des neuf membres du Conseil constitutionnel. Quatre personnalités sont candidates à ce poste prestigieux. Tour d'horizon de ceux qui pourraient occuper le perchoir.

François de Rugy

L\'ancien candidat à la primaire de la gauche, François de Rugy, à Nantes (Loire-Atlantique), le 16 janvier 2017.
L'ancien candidat à la primaire de la gauche, François de Rugy, à Nantes (Loire-Atlantique), le 16 janvier 2017. (MAXPPP)

Qui est-ce ? Ancien candidat à la primaire de la gauche, l'écologiste François de Rugy, 43 ans, a quitté le parti Europe Ecologie-Les Verts en 2015 pour fonder le Parti écologiste.

Ses atouts. Jeune et dynamique, il a crevé l'écran lors des débats de la primaire de la gauche, en janvier. Il est, en outre, un très bon connaisseur des arcanes du palais Bourbon, puisqu'il a coprésidé le groupe écologiste avec Barbara Pompili et occupé brièvement un poste de vice-président de l'Assemblée. Soutien d'Emmanuel Macron depuis le mois de février, il a été réélu député de Loire-Atlantique, sous l'étiquette de La République en marche.

Ses faiblesses. Malgré sa bonne campagne, son faible score à la primaire de la gauche (3,82%) relativise son poids politique. Il s'est par ailleurs attiré de nombreuses critiques en reniant son engagement de soutenir le vainqueur de la primaire, Benoît Hamon.

Brigitte Bourguignon

La députée socialiste Brigitte Bourguignon, le 26 juin 2012 à l\'Assemblée nationale.
La députée socialiste Brigitte Bourguignon, le 26 juin 2012 à l'Assemblée nationale. (MAXPPP)

Qui est-ce ? Brigitte Bourguignon, 58 ans, est une députée socialiste sortante, réélue dans le Pas-de-Calais sous l'étiquette La République en marche.

Ses atouts. Sa nomination récompenserait une députée discrète et sérieuse, qui n'a jamais cherché à se mettre en avant. "Je suppose qu’on a regardé les chiffres du premier tour, la présence à l’Assemblée, la proximité territoriale, une personnalité de gauche...", déclarait-elle il y a quelques jours à La Voix du NordD'abord étonnée que l'on évoque son nom pour le perchoir, elle a fini par annoncer sa candidature le 23 juin dernier.

Ses faiblesses. Ralliée tardivement à Emmanuel Macron (entre les deux tours de la présidentielle), elle est loin d'être une macroniste de la première heure.

Sophie Errante

La députée de Loire-Atlantique Sophie Errante lors des questions au gouvernement, le 9 juillet 2014, à l\'Assemblée nationale, à Paris.
La députée de Loire-Atlantique Sophie Errante lors des questions au gouvernement, le 9 juillet 2014, à l'Assemblée nationale, à Paris. (JACQUES DEMARTHON / AFP)

Qui est-ce ? Sophie Errante, 45 ans, est députée de la 10e circonscription de Loire-Atlantique depuis 2012. Elue sous l'étiquette du Parti socialiste en 2012, elle fait partie désormais des députés de La République en marche, depuis sa réélection en 2017.

Ses atouts. Elle se définit elle-même comme quelqu'un "d'assez cash". Celle qui fut chef d'entreprise dans l'import-export, affirme vouloir raccourcir les débats à l'Assemblée. Un positionnement en accord avec la direction de La République en marche.

Ses faiblesses. Comme Brigitte Bourguignon, Sophie Errante n'est pas vraiment une macroniste de longue date, même si elle n'avait pas soutenu le candidat socialiste Benoît Hamon pendant la présidentielle. Elle a annoncé qu'elle rejoignait l'équipe d'Emmanuel Macron fin mars 2017, comme le rappelle L'Hebdo de Sèvre et Maine.

Philippe Folliot

Le député du Tarn Philippe Folliot, alors élu de l\'UDI, lors d\'un débat à l\'Assemblée nationale le 25 novembre 2015.
Le député du Tarn Philippe Folliot, alors élu de l'UDI, lors d'un débat à l'Assemblée nationale le 25 novembre 2015. (JACQUES DEMARTHON / AFP)

Qui est-ce ? Philippe Folliot, 53 ans, est député du Tarn depuis 2002, élu de la 1ere circonscription. Elu de l'UDI lors de la précédente législature et président d'une de ses composantes, l'Alliance centriste, il s'est rallié avec son mouvement à Emmanuel Macron à un mois de l'élection présidentielle, conduisant Les Républicains à lui retirer leur investiture. La République en marche n'avait pas investi de candidat face à lui.

Ses atouts. Face à deux ex-socialistes et un ex-écologiste, Philippe Folliot est le seul candidat issu de la droite, et pourrait être récompensé pour s'être rallié très tôt à Emmanuel Macron. C'est aussi le plus expérimenté des candidats, puisqu'il entame son quatrième mandat. Il est considéré comme un spécialiste des questions de défense.

Ses faiblesse. Sa candidature a été annoncée au tout dernier moment, mardi matin, ce qui lui laisse peu de temps pour faire campagne. Son expérience pourrait se retourner contre lui : ayant déjà effectué trois mandats, il ne correspondait pas aux critères pour être investi par La République en marche ! Enfin, les députés de La République en marche pourraient être tentés de nommer une personnalité issue de la gauche, les transfuges de la droite ayant déjà hérité de Matignon et Bercy.

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