Elections législatives 2017

La composition de l’Assemblée nationale sera connue le 18 juin 2017 au soir, au terme du dépouillement du vote du second tour des élections législatives. Ce scrutin est le quinzième destiné à désigner les députés depuis les débuts de la cinquième République. Il intervient dans un contexte totalement neuf avec l’élection à la présidence de la République d’un candidat n’appartenant à aucune des deux formations politiques qui ont dominé la vie politique depuis plusieurs dizaines d’années. Aux formations politiques bien connues jusqu’ici, Parti socialiste, les Républicains, Front national ou Debout la France, il faudra ajouter deux organisations issues de la campagne présidentielle : La République en marche et la France insoumise

La campagne électorale
des législatives va bien sûr se nourrir des engagements et des promesses du nouveau président. La moralisation de la vie politique sera donc d’autant plus évoquée que la campagne pour la présidentielle a été scandée par la mise en cause du candidat des Républicains dans des procédures judiciaires. De même, des promesses du vainqueur ayant trait à l’école (division par deux du nombre des élèves dans les classes des quartiers difficiles), à la gratuite des soins dentaires ou des lunettes, à la suppression de la taxe d’habitation, à la rénovation complète du régime social des indépendants (RSI) seront également reprises et discutées. Le financement de ces ambitions provoquera le débat autour de points discutés de manière récurrente : CSG, cotisations sociales, ISF.

 

Emmanuel Macron étant le seul candidat de la présidentielle à se réclamer ouvertement de l’Union européenne, avec la présence du drapeau européen dans toutes ses réunions, la campagne traitera inévitablement de l’encadrement de l’immigration, de la gestion de l’Euro, des travailleurs détachés, des délocalisations et plus largement des politiques prenant en compte la mondialisation.

 

Enfin, l’assassinat d’un policier sur les Champs-Elysées, à quelques jours du vote du premier tour, par un tueur portant sur lui un communiqué signé du nom de Daech, a agi à la façon d’un rappel : la question de la lutte contre le terrorisme demeure au premier plan des débats politiques.

 

Parmi les forces politiques, la campagne de la présidentielle a initié des changements décisifs avec notamment la remise en cause du concept du front républicain afin de faire face au Front national. A l’accord de gouvernement passé entre Nicolas Dupont-Aignan, au nom de Debout le France, et Marine Le Pen, pour le Front national, s’est ajouté le refus de Jean-Luc Mélenchon d’appeler les électeurs de la France insoumise à voter pour Emmanuel Macron. Le Front national n’est donc plus isolé en tant qu’organisation et ses candidats ne font plus l’objet d’un refus à tout prix, même pour un dirigeant de gauche.ette donnée nouvelle, il faut ajouter un double mouvement : d’une part l’apparition du mouvement En marche ! qui place son candidat au premier plan lors de l’élection présidentielle, et d’autre part, le double affaiblissement du Parti socialiste et des Républicains qui, ensemble, n’ont eu qu’un quart des voix lors de ce même scrutin.

Les premiers sondages sur les élections législatives réalisés au sortir du scrutin présidentiel ont confirmé l’extrême complexité du jeu politique en donnant au Front nation, à En Marche et aux Républicains les deux tiers des voix sans qu’aucun ne paraisse l’emporter de façon décisive, le reste étant émietté entre de multiples formations.

Cette fragmentation rappelle au fond le vote du premier tour de l’élection présidentielle qui a vu le succès d’Emmanuel Macron, avec 24,01% des suffrages exprimés, devant Marine le Pen avec 21,3%. Lors de ce premier tour, les autres candidats ont obtenu, dans l’ordre, la part suivante des suffrages exprimés : François Fillon (20.01%), Jean-Luc Melenchon (19.58%), Benoît Hamon (6.36%), Nicolas Dupont-Aignan (4.7%), Jean Lassalle (1.21%), Philippe Poutou (1.09%), François Asselineau (0.92%), Nathalie Arthaud (0.64%).

Au second tour, Emmanuel Macron l’a emporté avec 66,1% des suffrages exprimés   sur Marine Le Pen (33,9%) mais, d’un tour à l’autre, le taux de participation est passé de 77,77%  à 74,56%. Quant aux bulletins blancs, ils représentent 8,51% des électeurs inscrits au second tour.

Lors de l’élection présidentielle 2012, François Hollande avait été élu président de la République avec 51,64 % des suffrages exprimés, contre 48,36 % pour Nicolas Sarkozy. Au premier tour, les deux hommes avaient respectivement recueillis 28,63 % et 27,18 % des suffrages exprimés. Ils devançaient huit candidats : Marine Le Pen (17,90 %), Jean-Luc Mélenchon  (11,10 %), François Bayrou  (9,13%), Eva Joly (2,31%), Nicolas Dupont-Aignan (1,79%), Philippe Poutou (1,15%), Nathalie Arthaud (0,56%), Jacques Cheminade (0,25%).

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