(THOMAS SAMSON / AFP)

Nokia : le plan de suppression de 600 postes suspendu car "le compte n'y est pas"

Benjamin Griveaux, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie, a annoncé mardi 19 septembre, la suspension du plan social chez Nokia, jusqu'au 2 octobre minimum, à l'issue de sa rencontre avec le président de la branche française du groupe. 600 postes sont sur la sellette. 

En 2016, Nokia avait obtenu le feu vert du gouvernement pour racheter Alcatel Lucent, mais avait dû consentir à des contreparties. Or, selon Benjamin Grivaux, malgré "l'engagement qui avait été pris en 2016 lors du rachat d'Alcatel Lucent d'avoir 2 000 emplois sur la R&D [recherche et développement], donc 500 embauches d'ici la fin 2018, le compte n'y est pas à ce stade".

Comité de suivi le 2 octobre

"On avait besoin d'une médiation, de quelqu'un s'occupe de rapprocher les points de vue de la direction et des représentants du personnel" a salué Pascal Guihéneuf, délégué central CFDT. Il s'est réjoui du gel de la suppression des 600 postes, "un premier point important" selon lui. 

"Nous avons revendiqué ce report" Pascal Guihéneuf, délégué central CFDT à franceinfo.
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L'équipementier a de son côté affirmé "sa volonté de tenir les engagements pris au moment du rachat d'Alcatel Lucent". Le secrétaire d'État présidera le 2 octobre prochain un comité de suivi réunissant les syndicats et la direction pour que Nokia puisse "faire la démonstration que le plan d'embauches permettra à la fin de cette année (...) les 2 500 [emplois] qui étaient promis et engagés".

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