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FRANCE 2

États généraux de l'alimentation : les agriculteurs sont-ils satisfaits des propositions d'Emmanuel Macron ?

Ce matin, le travail ne manque pas. Édouard et Georges Viaud doivent transférer les petits dans un champ à part. "C'est du travail quotidien, c'est 7 jours sur 7, et c'est tous les jours de l'année", explique Édouard, éleveur de vaches Salers. Plus de 70 heures de travail par semaine, pour une rémunération d'à peine 1 000 euros par mois chacun. Un revenu dégagé grâce au label qualité de leur race, les Salers, et parce qu'ils produisent eux-mêmes les aliments de leurs animaux.

S'organiser par filières

Le problème; c'est le prix de la viande vendue à la coopérative : 3 euros le kilo. Les éleveurs estiment qu'il faudrait 1 euro de plus pour dégager une marge suffisante. Alors une loi pour que les agriculteurs fixent eux-mêmes les prix, pourquoi pas. "Ça va dans le bon sens, ce qui parait logique... Aujourd'hui, je crois qu'en France, nous sommes la seule production qui a le droit de vendre à perte". La condition posée hier par le président de la République : que les producteurs s'organisent par filières, pour peser face aux industriels.

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