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France 3

Cannes : les premières années d'un festival septuagénaire

En septembre 1946, c'est la première invasion de la Croisette par les cinéastes du monde entier avec les rêves collectifs de reconstruction portés par leur film. L’époque est à l'euphorie. La pétanque est un art de vivre sur la Côte d'Azur, au même titre que les déjeuners au grand air dans le style fête de village. Autant de symboles d'une simplicité nonchalante sous le regard amical des photographes et du public.

Le tournant de la Nouvelle Vague

On prend encore son temps tant l'ambiance est bon enfant. Les starlettes sont prêtes à tout pour s'imaginer un destin de stars. Les stars elles-mêmes avec leur allure idéale pour la lumière : Jayne Mansfield la sculpturale, les Italiennes rivales Gina Lollobrigida et Sophia Loren, sans oublier Brigitte Bardot, insolente de jeunesse et de liberté, comme le fut également à Cannes Alain Delon.

Les rites apparaissent au début des années 50. Les vedettes apparaissent en habits de gala sur les marches de l'ancien palais devant des admirateurs de plus en plus nombreux. Cannes est encore un village dont les acteurs sont encore accessibles. Mais en 1959, un réalisateur de 28 ans et son comédien de 14 ans bousculent le festival. Avec Les 400 coups, François Truffaut et Jean-Pierre Léaud incarnent une nouvelle vague qui secoua durablement le cinéma français et le Festival de Cannes.