L\'acteur américain James Van Der Beek, en conférence de presse le 28 juillet 2017, à Los Angeles (Etats-Unis). 
L'acteur américain James Van Der Beek, en conférence de presse le 28 juillet 2017, à Los Angeles (Etats-Unis).  (BUCHAN / VARIETY / SHUTTERS / SIPA / REX)

Après l'affaire Weinstein, des acteurs dénoncent à leur tour le harcèlement sexuel dont ils ont été victimes

Les langues se délient à Hollywood, y compris sur les agressions sexuelles dont sont victimes les hommes. Dans la foulée des accusations concernant le producteur Harvey Weinstein, quelques acteurs ont fait part de leurs expériences personnelles, apportant leur soutien à leurs collègues féminines, sans toutefois  nommer les personnes qu'ils incriminent. 

Jeudi 12 octobre, l'acteur américain James Van Der Beek, star de la série Dawson à la fin des années 90, s'est livré sur Twitter : "Des hommes plus vieux et puissants m'ont déjà attrapé les fesses. Je me suis retrouvé coincé dans des conversations sexuelles inappropriées quand j'étais bien plus jeune qu'aujourd'hui", assure-t-il. 

"Je comprends la honte injustifiée, le sentiment d'impuissance et l'incapacité de sonner l'alarme. Il y a une dynamique de pouvoir qui semble impossible à surmonter", a-t-il déclaré, saluant le courage des accusatrices de celui qui a fait la pluie et le beau temps sur Holywood ces 30 dernières années. "Qu'on ne me dise pas : 'Ainsi sont les hommes...' Là, c'est de crimes dont on parle."

"Ca m'est arrivé à MOI" 

La veille, l'acteur Terry Crews, star de la série comique Brooklyn 99, avait également pris la parole à ce sujet. "Toute cette affaire Weinstein provoque un stress post-traumatique chez moi," commence l'acteur. "Pourquoi, parce que ça m'est arrivé à MOI", ajoute-t-il, précisant que ces comportements inappropriés ne concernent pas uniquement les jeunes femmes.

En 2016, lors d'une soirée, "un dirigeant est venu vers moi et m'a attrapé les parties", raconte l'acteur. "J'ai sursauté et demandé ce qu'il était en train de faire. Avec ma femme, qui a assisté à la scène, nous l'avons dévisagé, mais il a juste souri comme un imbécile. J'avais envie de le recadrer, mais je sais bien de quoi cela aurait eu l'air. Le lendemain, la presse aurait titré 'un homme noir de 110 kg piétine un patron d'Hollywood'", revenant sur la raison pour laquelle de nombreuses victimes restent silencieuses, de peur d'être "ostracisées". 

Et d'ajouter : "Harvey Weinstein n'est pas un cas isolé." "Cela n'arrive pas qu'à Hollywood et, à toutes les victimes de ces comportements, sachez que vous n'êtes pas seules."

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