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FRANCE 2

VIDEO. Affaire Weinstein : "Je me souviens d'être dans une sorte de panique intérieure", témoigne l'actrice Florence Darel

Actrices, mannequins, employées... De plus en plus de femmes accusent Harvey Weinstein de harcèlement et d'agressions sexuels. La Française Florence Darel dit, elle aussi, avoir subi des avances très appuyées de la part du magnat d'Hollywood. "C'est en 1994, il y a une soirée de lancement du film [Fausto]. Harvey Weinstein commence à me passer des coups de fil après la fête pour me dire de le rejoindre, de venir à son hôtel, raconte-t-elle à France 2, jeudi 12 octobre. Les coups de fil se font insistants, et je prétexte d'être en couple avec l'acteur du film, ce qui n'est pas le cas, pour échapper à cette injonction à aller le retrouver boire tard."

Le deuxième épisode, lui, est nettement plus insistant, comme en témoigne l'actrice. "On est en janvier 1995, il est manifestement à Paris, il envoie des messages via sa secrétaire pour prendre rendez-vous. Moi je ne réponds pas, poursuit Florence Darel. Et puis il passe par mon agent. Il agite un projet professionnel derrière. Donc mon agent me dit : 'bah écoute, vas-y quand même'." 

"Il me fait comprendre que ce qu'il veut, c'est que je sois sa maîtresse"

Elle retrouve le producteur dans sa suite de l'hôtel Ritz, alors que la femme de ce dernier se trouve dans la pièce d'à côté. "Très vite, il me fait comprendre que ce qu'il veut, c'est que je sois sa maîtresse. Comme s'il me proposait un deal, en me parlant de quelques jours par an, se souvient Florence Darel. [Il disait] qu'il faisait ça avec plein de femmes dans le monde, comme si c'était tout à fait normal."'

L'actrice dit s'être trouvée "dans une sorte de panique intérieure", à la recherche des "bons mots" pour repousser les avances d'Harvey Weinstein. "Je pense qu'il est temps de crier très fort qu'on ne laissera plus fort ce genre de prédateur", conclut Florence Darel.

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